Le PCSI n’ira pas aux fédérales

Le PCSI Jura tenait une assemblée mercredi soir à Bassecourt. A l’ordre du jour notamment, ...
Le PCSI n’ira pas aux fédérales

Le PCSI en assemblée Vingt-six membres du PCSI ont participé à l'assemblée de ce mercredi

Le PCSI Jura tenait une assemblée mercredi soir à Bassecourt. A l’ordre du jour notamment, la question d’une éventuelle participation aux prochaines élections fédérales. A la quasi unanimité et sans avis contraire, les 26 participants ont suivi la position du comité, qui proposait de ne pas se lancer dans la course.

 

Le calcul du "pour" et du "contre"

Le comité a basé sa réflexion sur un état des lieux des sièges jurassiens sous la coupole fédérale. Selon lui, les deux fauteuils du Conseil des Etats sont "quasi inaccessibles". La situation est plus ouverte au Conseil National, et les responsables du PCSI estimaient que leur parti aurait eu ses chances, avec dans ses rangs des candidats de qualité,  des politiciens expérimentés. Il aurait aussi trouvé positif de participer au débat. Mais les inconvénients ont pesé plus lourd dans la balance : la restructuration du parti n’est pas terminée, il n’y a pas de groupe parlementaire PCS de poids à Berne, et la campagne aurait nécessité un investissement financier. De surcroît, le comité "ne veut plus que le Jura soit représenté à Berne par l’extrême droite" (ndlr : le conseiller national UDC Dominique Baettig), et préfère donc éviter de disperser les voix. Cette position a été largement suivie par les membres présents à l’assemblée, sans avis contraire.

 

Point de situation sur la restructuration du PCSI

Cette assemblée a aussi été l’occasion pour la présidente du PCSI, Géraldine Beuchat, de dresser un état des lieux des discussions en cours quant à l’avenir du parti. En janvier dernier, après l’éviction de Laurent Schaffter du Gouvernement jurassien, une journée de réflexion avait donné naissance au groupe "Avenir", avec plusieurs objectifs : moderniser le PCSI, progresser, s’améliorer, préparer l’avenir et élargir la base du parti. Le 21 juin, 60 membres réunis en assemblée avait dû se prononcer sur six options à analyser : le statu quo, la revitalisation, la refondation, l’association, l’adhésion et la dissolution du parti. Chaque membre pouvait donner deux voix. L’option de la refondation avait remporté 80% des voix, et celle de l’association avec une autre formation politique 70%.

 

Contacts pris avec les Verts libéraux

Depuis lors, pour la piste d’une refondation complète, le comité a élaboré un échéancier et réparti le travail d’analyse. Pour la piste de l’association, une rencontre a eu lieu le 6 juillet dernier à Zurich avec les Verts Libéraux. Les discussions ont été "ouvertes et intéressées" de chaque côté, selon Géraldine Beuchat. Mais il faut procéder par étapes et apprendre à mieux se connaître, notamment en comparant les mots d’ordre de chacun pour les votations fédérales de ces cinq dernières années. Une réunion des deux comités aura lieu en novembre. Géraldine Beuchat précise que rien n'est fait et que des discussions pourraient aussi être engagées avec d'autres partis.

Quelle que soit la piste préférée, "tout doit être prêt fin mai 2012", insiste la présidente, qui voit se profiler l’échéance des prochaines élections communales. Géraldine Beuchat indique enfin qu'un forum a été ouvert sur le site internet du PCSI pour que chaque membre puisse donner son opinion sur un éventuel changement de nom. /lbe


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