Les bas-fonds du Mont Terri à disposition du public

Galeries sous-terraines du Mont Terri

Depuis 15 ans, le laboratoire du Mont Terri s’est développé grâce à 14 partenaires internationaux. Un site unique en Suisse. De l’argile, du béton et 600 mètres de galeries sous-terraines : c’est tout ce qu’il faut pour contenir des déchets radioactifs. L’expérience est menée à Saint-Ursanne, dans des galeries situées juste à côté de l’autoroute A16. Et depuis lundi, le public est invité à découvrir ces tunnels. Le centre de visiteurs a été inauguré lundi par les représentants des partenaires fédéraux.

 

Une expérience à dimension internationale unique en Suisse

600 mètres de galerie : depuis 15 ans, le laboratoire du Mont Terri s’est développé grâce à 14 partenaires internationaux et avec le soutien de plusieurs organismes fédéraux. Un lieu unique en Suisse. Il s'agit d'une site de recherches dédiées au stockage des déchets radioactifs. L'argile à Opalinus, une roche présente dans le sous-sol du Mont Terri, est susceptible d'accueillir des déchets nucléaires en toute sécurité. Des tests sont donc effectués aux alentours de Saint-Ursanne. Mais les quantités de radioactivité sont infimes, puisqu'elles ne dépassent pas la radioactivité naturelle présente dans les galeries.

Les politiques comme les scientifiques ont tenu à dissiper les craintes. Ils assurent que le stockage de déchets radioactifs est impossible à St-Ursanne comme dans toute la Suisse romande. Les sites étudiés pour stocker ces déchets dans le futur se situent tous en Suisse alémanique. Ils ne devraient d'ailleurs pas voir le jour avant une dizaine d'années.

 

Des rebondissements lors de la construction du centre de visiteurs

Cette inauguration du centre de visiteurs a failli ne pas avoir lieu. Pour rappel, le Gouvernement jurassien a interdit l’accès aux Fours-à-Chaux au mois d’avril. La faute aux falaises situées au-dessus du site et qui menaçaient la sécurité. Et c’est justement sur ce site que se trouve le centre de visiteurs. Le centre du Mont Terri a pu continuer ses travaux après l’annonce du Gouvernement jurassien.

Ca n’a pas été le cas pour tout le monde. Les soirées MTP de musique électro sont interdites depuis. Lionel Marchand, l’organisateur, s’était plaint. Selon lui, l’annonce était trop tardive.

Pour l'instant, tous les acteurs impliqués par cette interdiction ont pu reprendre leurs activités. Parmi eux, le laboratoire du Mont Terri et ses travaux du centre de visiteurs, mais également la gare CFF. Des acteurs nationaux.

Lionel Marchand, de son côté, prend son mal en patience. Ses soirées sont toujours interdites. Mais une réunion est agendée cette semaine entre les autorités cantonales et tous les acteurs. Un calendrier du déroulement des travaux y sera présenté.

Selon le président du Gouvernement jurassien, Philippe Receveur, tous les sites des Fours-à-Chaux seront sécurisés durant les prochains mois. /mko


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