Le Palais des Congrès de Bienne devient, dès ce samedi, l’épicentre mondial du jeu d’échecs. Pendant deux semaines, la ville accueille la 58e édition de son Festival international, avec pas moins de 45 nationalités représentées.
Parmi les nouveautés : l’introduction du freestyle chess, une variante où les pièces de la première rangée sont tirées au sort, tout en respectant la symétrie du jeu. « La réelle nouveauté, c’est qu’on joue en cadence lente : une partie par jour sur sept rounds », précise Paul Kohler, directeur du festival.
L’autre priorité des organisateurs : l’inclusion. Cette édition entend briser les barrières du handicap, comme en témoigne la participation d’Alessandro Marcenaro, jeune joueur italien tétraplégique qui, avec l’aide de son père, peut se frotter aux plus forts malgré ses limites physiques.
Paul Kohler : « La tête marche très bien. »
Mais si tout le monde peut jouer aux échecs, personne ne peut déroger aux règles. Florian Zarri, arbitre du festival depuis cinq ans, raconte avoir déjà dû faire appel à la police pour évacuer un joueur accusant son adversaire de triche. Un cas extrême, selon lui : « Dans 99% des cas, les parties se déroulent très bien. » Seule ombre au tableau : la baisse de participation des femmes, en raison d’un conflit de dates avec la Coupe du monde féminine. Malgré tout, la Suissesse Lena Georgescu portera haut les couleurs nationales sur l’échiquier biennois.
Paul Kohler : « On aurait pu espérer davantage de participantes. »
Enfin, en marge du tournoi, la Société d’échecs de Bienne veut retrouver son prestige. Son nouveau président, le journaliste à la retraite Michel Guillaume, s’est donné deux ans pour relancer l’intérêt pour ce jeu dans toute la ville.
Michel Guillaume : « On a eu une crise, et maintenant, on doit remonter. »
Le Festival d’échecs de Bienne ne manquera pas d’attirer les grands noms de ce sport millénaire. Parmi les têtes d’affiche attendues : le Slovène Vladimir Fedoseev, 16e joueur mondial. /ddc









