Les cavaliers de la région sont inquiets pour leurs chevaux

Une épidémie de rhinopneumonie s’est déclarée il y a une dizaine de jours lors d’un concours ...
Les cavaliers de la région sont inquiets pour leurs chevaux

Une épidémie de rhinopneumonie s’est déclarée il y a une dizaine de jours lors d’un concours hippique à Valence, en Espagne. Des chevaux sont morts et plusieurs dizaines ont été contaminés. Les concours sont interdits dans une dizaine de pays d’Europe jusqu’à la fin du mois

Audrey Geiser doit revoir son programme à cause du virus EHV-1. (Photo : archives Georges Henz) Audrey Geiser doit revoir son programme à cause du virus EHV-1. (Photo : archives Georges Henz)

Les cavaliers sont à nouveau coupés dans leur élan. Le milieu équestre est touché par une épidémie de rhinopneumonie qui s’est déclarée il y a une dizaine de jours lors d’une compétition à Valence, en Espagne. La Fédération internationale a interdit mardi les concours jusqu’au 28 mars dans une dizaine de pays d’Europe pour éviter une flambée. La Suisse n’est pas concernée par cette interdiction, mais les manifestations ne sont pas possibles en raison du coronavirus. Cet herpès équin n’est pas dangereux pour l’homme, mais il a déjà tué plusieurs chevaux et contaminé plusieurs dizaines de bêtes. Il peut provoquer de la fièvre et des graves problèmes respiratoires, voire neurologiques.

Edwin Smits, cavalier de Chevenez, concourrait à Oliva, à une centaine de kilomètres de Valence, quand le virus s’est déclaré. Il se montre très prudent : « L’homme peut transmettre le virus aux chevaux. Nous avons séparé les bêtes qui étaient en Espagne des autres de l’écurie. Nous avons isolé ces chevaux et ma groom ne s’occupe que d’eux. Nous ne voulons pas prendre de risques, car la durée d’incubation est de 10 jours », confie Edwin Smits.

« Nous avons isolé les chevaux », explique Edwin Smits

Alors que la dernière saison a déjà été perturbée par le Covid-19, ce virus est un nouveau coup dur pour les cavaliers qui seront donc privés de concours en mars : « Je devais partir en Italie pour deux semaines, donc tout est annulé et cela a aussi un impact financier. Mais le plus important, c’est la santé des chevaux », explique la cavalière du Jura bernois domiciliée à Rossemaison Audrey Geiser.

« On ne sait pas l’ampleur que cela va prendre », confie Audrey Geiser

Audrey Geiser et Edwin Smits ont prévu de faire vacciner leurs chevaux de compétition contre ce virus EHV-1 ces prochains jours. /emu

La santé de ses chevaux est la priorité d'Edwin Smits. (Photo : archives Georges Henz) La santé de ses chevaux est la priorité d'Edwin Smits. (Photo : archives Georges Henz)


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