Une édition un peu spéciale pour le Concours hippique national du Mont-de-Coeuve. Elle s’inscrit dans le cadre du centenaire de la Société de Cavalerie d’Ajoie qui met sur pied le rendez-vous. Les épreuves commencent vendredi pour se finir le dimanche avec la compétition phare de saut d’obstacles de 135 cm. Les organisateurs espèrent lancer entre 600 et 800 départs au travers des différentes catégories. Pour marquer ce 100e anniversaire, la Coupe du Mont voit le jour pour récompenser les cavaliers les plus fidèles et réguliers qui auront obtenu trois classements avec le même cheval entre le concours organisé en mai et celui de ce week-end d’une part, d’autre part les enveloppes pour les trois premiers de chaque épreuve seront plus importantes.
Avant de se tenir au Mont-de-Coeuve pour la 63e fois, le concours a aussi eu lieu à la plaine de Courtedoux et au Banné à Porrentruy où la Société de Cavalerie d’Ajoie a été fondée en 1923. Sa présidente actuelle Carine Berger s’est plongée dans les archives : « À l’époque, les objectifs étaient surtout militaires, puisqu’il s’agissait d’entraîner les chevaux utilisés dans l’armée. Les concours ne ressemblaient à priori pas à ce qu’on connait aujourd’hui. Il s’agissait de courses de galop et de trot, avant de voir du saut où il fallait franchir des obstacles relativement hauts, avec une technique qui n’était pas celle qu’ont les cavaliers de nos jours. Nous avons pu compter sur des personnages illustres, avec notamment le Dr Choquard qui a fondé la société et qui en a été le président pendant 40 ans. Il a été suivi par Charles Burrus, dont le soutien nous a permis d’avoir nos infrastructures actuelles au Mont-de-Coeuve ».
En 2023, la Société de Cavalerie d’Ajoie se porte bien avec environ 180 membres et est en bonne santé d’un point de vue financier. « On s’est adapté à l’évolution du sport équestre. Nous avons des cavaliers de saut, de dressage, des atteleurs, mais aussi des cavaliers de loisirs qui préfèrent la randonnée, ou des amateurs de western ou de travail au sol, donc on a toutes sortes de connaissances qui permettent d’apprendre de l’autre. Nous avons toutefois les mêmes problèmes que les autres sociétés depuis le Covid-19, avec des difficultés pour trouver des bénévoles », poursuit Carine Berger. La Société de Cavalerie d’Ajoie fêtera son siècle d’existence lors d’une fête le 23 septembre au Mont-Coeuve où un spectacle équestre, un repas et une partie officielle seront proposés à ses actuels et anciens membres.
À noter que le Concours hippique national du Mont-de-Coeuve est emmené cette année par une nouvelle présidente avec Rachelle Cattin qui vivra son baptême du feu à cette fonction. Détails à retrouver ici. /emu







