Grégoire Saucy : « C’est une bonne pression. »
Cette première semaine de novembre a mis fin à un interminable suspense pour Grégoire Saucy. Engagé depuis plusieurs mois sur le développement du nouveau bolide de McLaren pour l’Hypercar, le pilote jurassien a obtenu son contrat cette semaine avant l’officialisation de son engagement dévoilée ce mercredi. Il sera bel et bien au volant de la voiture britannique lors de la prochaine saison du Championnat du monde dans la plus haute catégorie de l’endurance.
Depuis le mois de mai, la voiture de McLaren roule en circuit pour affiner les réglages. Si Grégoire Saucy était de la partie, comme il le fut précédemment lors des tests sur simulateur, il n’avait pas la garantie d’être de l’aventure. Le titre européen obtenu récemment dans la catégorie LMP2 a contribué à la confiance de la firme britannique, mais ce n’est pas tout : « McLaren m’a fait beaucoup de tests ces derniers temps. Parfois, je n’étais même pas au courant que j’étais testé », note le Jurassien de 26 ans qui fait référence aux échanges avec les ingénieurs et l’équipe que McLaren a pris en considération.
Dans une autre dimension
Grégoire Saucy débarquera dans « un autre monde ». Engagé en endurance depuis près de quatre ans après avoir tourné le dos à la Formule, le Vadais retrouvera d’anciens pilotes de F1 en Hypercar, comme le Suisse Sébastien Buemi, le Polonais Robert Kubica ou encore le Japonais Kamui Kobayashi. La concurrence sera rude et la perfection de rigueur : « En Championnat du monde d’endurance, je serai encadré par 15 à 20 ingénieurs », confie Grégoire Saucy qui salue le professionnalisme de McLaren. L’habitant de Glovelier doit appréhender une nouvelle voiture, plus lourde et plus puissante que celles qu’il a connues jusqu’à présent.
Depuis son retour annoncé dans la plus haute sphère de l’endurance automobile, McLaren met de gros moyens pour obtenir prochainement de grosses performances. L’écurie britannique l’a clamé haut et fort, elle veut gagner les 24 Heures du Mans pour s’octroyer une chance de signer le mythique triplé du sport automobile, avec encore le Grand Prix de Formule 1 de Monaco et les 500 miles d’Indianapolis. « C’est clair qu’il y a de la pression mais c’est une bonne pression », souligne Grégoire Saucy, impatient d’en découdre ! /mle









