L’horlogerie suisse à la croisée des chemins

L’année 2017 se présente comme un moment important pour l’horlogerie suisse. Le secteur qui ...
L’horlogerie suisse à la croisée des chemins

Pierluigi Fedele Pierluigi Fedele, secrétaire régional d'Unia Transjurane, livre ses impressions sur l'avenir de l'horlogerie suisse (photo: archives).

L’année 2017 se présente comme un moment important pour l’horlogerie suisse. Le secteur qui comporte un poids considérable dans l’Arc jurassien pourrait soit poursuivre sur la voie du recul, soit entamer un rebond. Les exportations horlogères ont diminué depuis 2015 après avoir atteint un pic l’année précédente. Le mouvement s’est accéléré l’an dernier et certains groupes ont d’ores et déjà procédé à des licenciements. Les premiers mois de 2017 risquent encore d’être difficiles pour l’emploi dans l’industrie horlogère suisse, selon le secrétaire régional d’Unia Transjurane, Pierluigi Fedele. Le responsable syndical estime que des pertes d’emplois seront encore possibles, notamment chez les sous-traitants, mais il s’attend toutefois à une stabilisation lors du second semestre de l’année.

La mise en place de la législation « Swissness » qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2017 est vue, par ailleurs, d’un bon œil par Pierluigi Fedele. Il estime toutefois que les nouvelles normes qui renforcent le label suisse ne constituent pas une « garantie absolue » pour l’emploi.

Le défi de l’industrie 4.0

Pierluigi Fedele note que certaines entreprises ont opéré un accroissement de l’automatisation face à la baisse des exportations. Pour lui, il s’agit du principal défi pour l’industrie horlogère suisse dans les cinq à dix prochaines années. « Nous vivons les premiers soubresauts de la révolution industrielle 4.0 avec des processus de plus en plus automatisés et de moins en moins de main d’œuvre nécessaire pour les processus en question », relève le secrétaire régional d’Unia Transjurane. Le syndicat se prépare ainsi à la nouvelle donne. Pierluigi Fedele estime qu’il faut comprendre la situation pour l’anticiper afin de « répondre à certaines préoccupations, notamment concernant les conditions de travail ». Pour Pierluigi Fedele, il faudra donc apporter de profondes modifications aux futures conventions collectives de travail. « La CCT de l’horlogerie vient d’être renouvelée et est valable depuis le 1er janvier 2017 mais la prochaine aura un tout autre visage », indique le responsable syndical. Le secrétaire régional d’Unia Transjurane estime que « de nouveaux contrats de travail, voire de nouvelles formes de travail beaucoup plus flexibles et précaires » seront mises en place. Il s’agira donc « d’apporter des réponses pour protéger les personnes en question », conclut Pierluigi Fedele. /fco


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus