L’Hôpital du Jura bernois dévoile son futur visage. Le site de Moutier va devenir une filiale autonome et le Réseau santé mentale, anciennement le service psychiatrique Jura bernois Bienne Seeland, va être intégré à l’HJB en tant que département de psychiatrie. Ces changements découlent du choix de Moutier de rejoindre le canton du Jura mais aussi de décisions stratégiques et économiques défendues par la direction.
Soins psychiatriques et somatiques combinés
L’HJB et RSM ont ainsi décidé de fusionner au plus tard le 30 juin 2018. Un mariage qui permettra un meilleur amortissement des coûts et qui va dans le sens du rapprochement entre les deux disciplines d’un point de vue médical explique le nouveau directeur, Dominique Sartori, qui remplace Jan Von Overbeck à la tête du Réseau santé mentale dès ce mercredi. Les patients pourront bénéficier d’une meilleure collaboration entre psychiatres et médecins. Les différents sites dans le Jura bernois et à Bienne ainsi que l'ensemble des partenariats extra-cantonaux seront conservés.
L’hôpital de Moutier devient autonome
Autre nouveauté, l’hôpital de Moutier sera transformé en filiale autonome détenue à 100 % par l’HJB jusqu’au changement des frontières cantonales. « Cette stratégie lui apportera une plus grande indépendance pour créer des partenariats qui font sens pour lui mais pas forcément pour le site de St-Imier » explique Dominique Sartori. « On ouvre le jeu du côté du Jura ». A terme, la direction voudrait que ce soit l’Hôpital du Jura qui reprenne celui de Moutier et assure n'avoir aucune intention de le vendre à des privés. Entretemps, elle garanti que l’ensemble des prestations seront maintenues et que le site continuera d’être entretenu et développé.
Un gain d’importance pour St-Imier
Le développement, c’est aussi une promesse pour l’hôpital St-Imier : « Nous allons le mettre sur une rampe de lancement » déclare le président du conseil d'administration de l’HJB et du RSM, Anthony Picard. La direction veut développer ses collaborations avec La Chaux-de-Fonds et Bienne. Elle prévoit de consulter ses médecins chefs pour redéfinir ses nouvelles priorités et des agrandissements sont à l'étude.
Pas de licenciements
Suite à ces annonces, les organisations du personnel signataires de la CCT, à savoir l’ASI (Association suisse des infirmières et infirmiers), le SSP (Syndicat suisse des services publics) et l’ASMAC (Association suisse des médecins assistants) ont exigé que ce regroupement se fasse sans licenciements. La direction de l’HJB assure qu’il n’y en aura pas, que ce soit à Moutier, St-Imier ou sur les différents sites du RSM. /mdu+nme+sca









