St-Martin : essoufflement en salle

La concurrence est rude pour organiser la St-Martin, et certains en font les frais. Pour cartonner ...
St-Martin : essoufflement en salle

Le phénomène des marches gourmandes prend toujours plus d’ampleur. Les soirées organisées à l’intérieur en pâtissent

Saint-Martin La St-Martin, désormais plutôt en marchant qu'en étant assis à table...

La concurrence est rude pour organiser la St-Martin, et certains en font les frais. Exemple avec la fanfare l’Union de Buix, qui mettait sur pied - avec le SHC Buix - une soirée en salle depuis 2012, et qui a cette fois renoncé, faute d’inscriptions. Si le désengagement du skater a pesé dans la balance, ce sont surtout les marches gourmandes, en pleine expansion ces dernières années, qui ont détourné l’intérêt du public des soirées en salle.

 

Pour faire un carton à la St-Martin, il faut donc organiser des marches gourmandes. Elles sont devenues un véritable phénomène de mode. Voyez plutôt les chiffres : 2'900 personnes à Grandfontaine sur les deux jours du week-end dernier et 700 à Alle sur un jour. Samedi, jour J de la fête, plus de 1'000 personnes sont attendues à la nouvelle marche gourmande de Chevenez et 700 à celle de Coeuve. Quant à la traditionnelle marche gourmande du week-end du revira à Lugnez-Damphreux, elle doit attirer 3'000 personnes. L’engouement est énorme.

 

Le public jeune privilégie les marches gourmandes

Face à ce constat dressé par Martial Prongué, le président de la fanfare de Buix, difficile de remplir désormais les salles. Sa société a donc renoncé. Une centaine de personnes avait manifesté de l’intérêt, contre 300 par le passé. Selon Martial Prongué, le public jeune favorise désormais les marches gourmandes, qui se multiplient pour être dans l’air du temps. La demande est telle que les inscriptions sont pratiquement bouclées dans les premiers mois de l’année. Du coup, le potentiel pour des soirées en salle se réduit. La situation se complique pour les sociétés organisatrices. Une réflexion pourrait bien s’engager pour l’avenir. Il s’agira sans doute d’innover.

 

Quid des restaurateurs?

Si les sociétés qui mettent sur pied ces soirées à l’intérieur peuvent connaître des difficultés, qu’en est-il des restaurateurs ? Eux aussi sont soumis à une forte concurrence à la St-Martin. « Les grandes salles ont vidé les établissement et maintenant les marches gourmandes vident les grandes salles. C’est la roue qui tourne ! Ca bouge vite dans notre secteur et il faut toujours se remettre en question. La St-Martin reste toutefois une bonne affaire pour les restaurateurs, principalement ajoulots. On va se battre pour pouvoir maintenir cette manifestation qui est vraiment importante pour notre corporation », nous a confié Maurice Paupe, président de Gastro Jura.


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