Cohabitation compliquée dans les airs à Courtelary

Les adeptes de parapentes critiquent les normes de sécurité autour de l’aérodrome de Courtelary ...
Cohabitation compliquée dans les airs à Courtelary

Les adeptes de parapentes critiquent les normes de sécurité autour de l’aérodrome de Courtelary

Le Club Vol libre Jura critiquent les restrictions imposées par la présence de l'aérodrome de Courtelary. (Photo : Google Maps). Le Club Vol libre Jura critiquent les restrictions imposées par la présence de l'aérodrome de Courtelary. (Photo : Google Maps).

La gestion de l’espace aérien du Vallon de St-Imier mécontente les parapentistes. La situation a été abordée le week-end dernier lors de l’assemblée du Club Vol libre Jura qui regroupe les adeptes du Jura bernois et du Jura. En cause : des restrictions imposées par la présence l’aérodrome de Courtelary. La cohabitation entre les adeptes du vol libre et la place d’avion s’effectuait, selon un accord local jusqu’à présent, mais ne respectait pas les normes de l’OFAC, l’Office fédéral de l’aviation civile. La place d’avion a alors défini en avril dernier des règles précises, ce qui ne plaît pas aux parapentistes.

En gros, les parapentistes pouvaient voler sans soucis alors que les normes prévoient une zone de restriction dans un périmètre de cinq kilomètres autour de la place d’avion. Un club de parapente a voulu régulariser la situation et s’est approché de l’aérodrome. La place d’avion alors décidé de mettre en place une zone d’interdiction de 10 kilomètres de long entre Corgémont et Villeret, ce qui correspond à la zone d’approche de l’aérodrome. Les parapentistes peuvent continuer à décoller du Cernil et atterrir sur un site à Corgémont mais la règle passe mal. Les adeptes du vol libre précisent qu’ils doivent parfois longer le Vallon de St-Imier, au décollage de Mont-Soleil, pour trouver des vents favorables. De son côté, l’aérodrome de Courtelary met en avant la nécessité de faire respecter la sécurité. Un responsable de la place d’avion reconnaît qu’aucun accident n’a jamais eu lieu mais il relève plusieurs incidents, comme l’entrée d’un parapentiste dans la zone d’approche alors qu’un avion était en phase d’atterrissage.

Les cas de violations des règles peuvent être signalés à l’OFAC qui définit ensuite une sanction. La punition va d’un simple avertissement à une amende qui peut atteindre la somme de 20'000 francs. /comm-fco


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus