Il n’y aura pas de base légale pour interdire la fessée et les autres violences éducatives dans le Jura. Le Parlement jurassien a refusé ce mercredi par 38 voix, contre 20 une motion transformée en postulat de la députée socialiste Gaëlle Frossard. Le texte demandait au Gouvernement de rédiger une loi afin d’interdire les violences éducatives, qu’elles soient physiques ou psychologiques. « Il ne s’agit pas de s’immiscer dans les familles, mais de donner un signal clair que violenter un enfant n’est pas une solution », a plaidé la députée.
Sensibilisation privilégiée
Le Gouvernement s’est opposé au texte, arguant que le système légal existant protège suffisamment les enfants et que le canton n’avait pas les compétences pour mettre en place la base légale nécessaire. Les groupes parlementaires se sont cependant entendus sur la nécessité de lutter contre les violences éducatives. Le Gouvernement entend poursuivre ses réflexions sur de nouvelles actions de sensibilisation et d’accompagnement des parents. /gtr-mle









