La majorité de la Députation demande au Conseil exécutif de reconsidérer sans attendre sa position face aux attaques du loup dans la région. Dans un communiqué publié ce lundi matin, les élus francophones du parlement bernois demandent à ce que « l’autorisation de tir immédiate de ce ou ces loups problématiques dans le Jura bernois soit délivrée sans plus attendre ». Selon la majorité de la députation francophone du Grand conseil bernois, les pertes que subissent les éleveurs, mêlées au stress et à la douleur que ces attaques engendrent, ainsi que la peur latente qui s’installe dans notre région, ne sont plus supportables. La députation considère qu’il n’est pas tolérable d’exiger des éleveurs qu’ils clôturent tous les espaces dans lesquels évoluent leurs animaux, estimant aussi que le bureaucratisme ainsi qu’une conception hasardeuse de la préservation de la biodiversité, ont conduit à cette situation qui ne cesse de dégénérer.
Le loup pas compatible avec le Jura bernois
Dernier argument invoqué : les caractéristiques géographiques du Jura bernois qui, avec ses pâturages boisés et ses sentiers pédestres, ne sont pas compatibles avec la présence du loup, toujours selon la députation. À noter encore qu’une minorité de la députation estime quant à elle, qu'il est précipité de demander l'autorisation immédiate de tir du loup étant donné que les conditions légales ne sont pour l’heure pas réunies. Pour rappel, 38 animaux auraient déjà péri des prédations du loup dans le Jura bernois depuis fin juillet. Les dernières attaques dans le Jura bernois remontent au 8 octobre à Court et à Perrefitte. Une chèvre a également été tuée par un loup samedi, à Courtelary, selon une annonce de l’Association des paysans bernois. Une probable attaque du carnassier a également eu lieu dans le canton du Jura à Berlincourt dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, coûtant la vie à quatre moutons. /rme-comm









