Peines partiellement confirmées dans l’affaire des coups de feu à Delémont

Les deux principaux prévenus ont été condamnés, comme en première instance, à 12 ans de prison ...
Peines partiellement confirmées dans l’affaire des coups de feu à Delémont

Les deux principaux prévenus ont été condamnés, comme en première instance, à 12 ans de prison ferme pour tentative d’assassinat. Le troisième a vu sa sentence réduite et ne sera pas expulsé de Suisse

La Cour pénale a rendu son verdict jeudi après-midi. (Photo : archives). La Cour pénale a rendu son verdict jeudi après-midi. (Photo : archives).

Le verdict est tombé dans le procès de la fusillade de 2021 à Delémont. La Cour pénale a partiellement confirmé jeudi après-midi les peines des jeunes hommes qui comparaissaient devant le Tribunal cantonal. Les trois prévenus étaient jugés en appel depuis mardi pour des coups de feu tirés depuis une voiture sur une bande rivale. Un des plaignants avait été gravement blessé. Le tireur et le chauffeur ont été reconnus coupables de tentative d’assassinat et condamnés à 12 ans de prison ferme, comme en première instance. La complicité a été retenue à l’encontre du passager arrière. Sa peine a, en revanche, été réduite de 5 ans et demi à 3 ans et demi de prison.

Le président de la Cour pénale a estimé qu’un plan avait été mis à exécution ce soir de février 2021. Pascal Chappuis a rappelé que les prévenus avaient roulé pendant plus de deux heures pour trouver la bande rivale et un membre en particulier, celui qui a été blessé au dos. Les deux groupes s’étaient affrontés lors de plusieurs altercations les mois précédents. Le juge a insisté sur les nombreux mensonges des prévenus. Selon lui, tous les trois savaient très bien ce qui allait se passer.


Le tireur et le chauffeur au même niveau

Pascal Chappuis a estimé que le tireur et le chauffeur étaient co-auteurs de la tentative d’assassinat et qu’ils devaient être condamnés à la même peine. « Le rôle de l’un était indissociable du rôle de l’autre », a-t-il déclaré. En ce qui concerne le passager arrière, le président a expliqué qu’il n’était qu’un subalterne et que son implication personnelle était nettement moindre.

Contrairement à la première instance, la Cour pénale a renoncé à prononcer l’expulsion du territoire suisse pour ce prévenu sachant notamment qu’il a grandi en Suisse et qu’il est bien intégré. /alr


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