La manufacture horlogère de la marque française de luxe va s'agrandir. La pose de la première pierre de l'extension a eu lieu ce lundi. La fin du chantier est prévue d'ici un peu plus de deux ans.
« Un jour historique pour l’horlogerie Hermès », voilà comment le directeur général de la marque française de luxe a évoqué la pose de la première pierre de la future manufacture au Noirmont. Guillaume de Seynes, descendant de la famille Hermès, et le maire de la commune taignone Gabriel Martinoli ont officiellement lancé le chantier d'extension du site ce lundi. Hermès Horloger, liée au Noirmont depuis l'acquisition des boîtiers de Joseph Erard SA en 2013, allie le savoir-faire suisse à la créativité de la marque. Pour Guillaume de Seynes, l’agrandissement de la manufacture du Noirmont est nécessaire : « Hermès Horloger a connu une très forte croissance entre 2021 et 2024 donc nos ateliers actuels sont un peu suroccupés et manquent de place », explique-t-il. Alors que le site franc-montagnard continuera de se consacrer essentiellement à la fabrication de boîtes et cadrans de montres, un deuxième site d’assemblage, opération actuellement menée au siège de Brügg, pourrait aussi voir le jour au Noirmont.
Le directeur général d'Hermès, Guillaume de Seynes, explique l’objectif de l’agrandissement au Noirmont.
Une collaboration fructueuse avec la commune
Le chantier d’extension devrait être terminé dans un peu plus de deux ans et une centaine d’emplois supplémentaires devrait être créée, en plus des 160 déjà existants sur le site Hermès du Noirmont. Une satisfaction pour le maire de la commune Gabriel Martinoli qui met en avant « un véritable partenariat et non pas une simple collaboration économique. L’image d'Hermès rejaillit positivement sur la commune », se réjouit-il. De son côté, Guillaume de Seynes avance « une très bonne collaboration avec les autorités communales. Nous sommes globalement très satisfaits de la qualité des collaborateurs ». La marque a acheté deux parcelles de 4'000 m2 à la commune pour construire son extension et occupera, à terme, quelque 11'000 m2.
Dans un contexte globalement morose pour l'horlogerie, Hermès Horloger a présenté cet investissement à plusieurs dizaines de millions de francs. « Les chiffres du premier trimestre ont montré que l’horlogerie était un métier qui avait un peu de mal cette année. Le contexte de l’ensemble de l’industrie horlogère est plus compliqué. Mais on parle d’un projet pour le long terme », précise Guillaume de Seynes. Concernant la hausse des droits de douane appliquée par le président américain Donald Trump, le directeur général explique : « Nous avons, pour l’ensemble des produits Hermès, répercuté l’impact de ces droits de douane par une augmentation des prix aux Etats-Unis début mai. Vous verrez, le 30 juillet, (date de la publication des résultats du 2e trimestre) l’impact que ça a eu sur nos ventes ». /mmi














