Une étude invite l’horlogerie suisse à explorer de nouveaux marchés

Face aux droits de douane américains et à la chute du marché chinois, le cabinet d’audit Deloitte ...
Une étude invite l’horlogerie suisse à explorer de nouveaux marchés

Face aux droits de douane américains et à la chute du marché chinois, le cabinet d’audit Deloitte évoque les pistes de l’Inde et du Mexique comme nouveaux relais de croissance pour les exportations horlogères suisses.

Une étude du cabinet Deloitte s'intéresse à la période de turbulences traversée par l'horlogerie suisse. Une étude du cabinet Deloitte s'intéresse à la période de turbulences traversée par l'horlogerie suisse.

L’horlogerie suisse doit se tourner vers de nouveaux marchés pour amortir la crise. Si ce changement de stratégie est déjà appliqué, ou réfléchi, par la branche, une étude de Deloitte publiée ce mercredi vient confirmer ce virage nécessaire, au moins temporairement. Le cabinet international d’audit et de conseil évoque notamment l’Inde et le Mexique comme nouveaux marchés de repli provisoire, parce que l’Horlogerie suisse traverse « une des périodes les plus complexes de son histoire récente », relève Deloitte. Les exportations s’appuyaient principalement sur deux marchés mastodontes : les États-Unis, son plus gros débouché, sévèrement plombé par les droits de douane de 39% imposés depuis août ; et la Chine, où la demande (-25,8% en 2024) ne cesse de chuter entre crise immobilière et chômage des jeunes.


Des marchés de repli loin de compenser le recul des deux géants

La branche horlogère se retrouve donc contrainte de regarder ailleurs pour trouver des soupapes de décompression. Et Deloitte souligne avoir déjà identifié en 2023 l’Inde comme « marché à fort potentiel », avec +25,2% d’exportations vers l’Inde en 2024. Sans oublier que la Suisse a signé avec New Delhi un accord de libre-échange entré en vigueur le 1er octobre. Le Mexique a aussi la cote depuis l’accord de libre-échange signé en 2021, « les exportations horlogères y ont été multipliées par 5 », relève l’étude. Prudence toutefois, le cabinet d’audit est bien conscient que ces deux marchés ne « suffiront pas à compenser » la dégringolade des deux géants. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les États-Unis et la Chine représentaient à eux deux 6,4 milliards de francs d’exportation en 2024 quand l’Inde et le Mexique émergeaient à 611 millions. /ats-jpi


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