Une classe de 6e année du cercle scolaire du Haut Val Terbi a mené une enquête sur la toponymie locale. Un film de 12 minutes a été produit et se trouve sur une plateforme de ressources pédagogiques pour les enseignants.
Le Welschgätterli et l’Aibaiteuse n’ont plus de secret pour eux. Une classe de 6e année du cercle scolaire du Haut Val Terbi ont mené une enquête sur la toponymie locale entre octobre 2024 et mai 2025. Un film de 12 minutes qui retrace tout le projet a été produit. Il est destiné à la plateforme sCHoolmaps qui répertorie des ressources et activités pédagogiques pour les enseignants. Cette plateforme fait partie d’un projet suisse lancé par l’office fédéral de topographie swisstopo qui a mandaté la HEP-BEJUNE pour l’alimenter. La création de ce film s’inscrit dans le volet « Éducation numérique » du Plan d’études romand. En effet, les 17 élèves âgés de 10 à 11 ans ont dû se familiariser et utiliser tablettes et ordinateurs pour effectuer des recherches sur internet. « C’est un projet interdisciplinaire, donc on sait qu’on fait de la géographie, du français et aussi un peu d’allemand », explique l’une des deux enseignantes, Annja Rossé.
Reportage lors de la projection du film
En plus des différentes disciplines travaillées, réaliser cette enquête a également apporté d'autres bénéfices aux élèves : « Ce projet a contribué à favoriser une cohésion de groupe et aussi un sentiment d’appartenance à un village » relève Anysia Widmer. Concernant les défis rencontrés, l’enseignante note qu’il a fallu préparer les élèves à effectuer des entretiens. Le travail des enquêteurs en herbe s’est déroulé en trois phases, à savoir la recherche de documents en classe, des interviews d’habitants et l’exploration sur le terrain avec un expert. Pour suivre le travail des élèves et réaliser le film, une professionnelle s’est chargée de la prise du son et du montage, explique Thierry Chételat, membre du groupe de pilotage du projet sCHoolmaps et didacticien à la HEP-BEJUNE.
Thierry Chételat : « On a la chance d’avoir l’association Pro Val Terbi, qui milite pour la défense de la culture jurassienne, qui nous a fourni des ressources. »
Le film est donc une ressource pédagogique pour les enseignants des cycles 2 et 3. « Il y a de l’intérêt à travailler sur la toponymie locale parce que ça nous enseigne l’histoire locale et aide à connaître sa région, son pays », souligne Thierry Chételat. L’idée est aussi de pouvoir exporter ce travail partout en Suisse. /ech









