C’est en 2006 que le Conseil du Jura bernois a vu le jour. A l’occasion d’une soirée festive jeudi à Tramelan, plusieurs personnalités ont questionné l’institution et les défis qui l’attendent.
Le Conseil du Jura bernois a 20 ans. Un anniversaire fêté jeudi soir au CIP à Tramelan en présence de nombreux invités, parmi lesquels des anciens membres de l’institution et de nombreux représentants politiques. Le CJB est officiellement entré en fonction le 1er juin 2006. Il a succédé au Conseil régional Jura bernois et Bienne romande, conformément à la loi sur le statut particulier entrée en vigueur cinq mois plus tôt. Jean-Jacques Schumacher en a été le premier président. Mercredi, à Tramelan, une centaine d’invités était réunie pour un moment de souvenir, de reconnaissance mais aussi d’introspection. L’avenir du CJB a aussi été évoqué dans un contexte d’apaisement politique dans la région. « Non, la Question jurassienne ne signifie pas que le CJB n’a plus sa raison d’être, bien au contraire », a martelé l’actuelle présidente de l’institution, Virginie Heyer. « Nous devons nous réinventer, rester une voix forte, légitime et constructive », a-t-elle poursuivie, appelant de ses vœux un Grand Chasseral « dynamique et attractif ». Le conseiller d’Etat Pierre Alain Schnegg a lui aussi insisté sur cette nécessité absolue d’aller de l’avant. « Le CJB a contribué à une meilleure compréhension de la région à Berne. Il doit être une force de proposition, formuler des objectifs clairs, et travailler à leur réalisation. »
Un organe qui n'avait pas d'équivalent
Fabian Greub a été le premier secrétaire général du CJB, entre 2007 et 2014. Il se souvient avec bonheur du début de l’aventure. « C’était l’aboutissement de grandes réflexions pour concrétiser le statut particulier. Il a fallu apprendre à piloter un organe qui n’avait pas d’équivalent ailleurs », se rappelle-t-il.
Fabian Greub : « Pour certains, cette institution n’allait pas fonctionner. »
L’institution a évolué en 20 ans. Fabian Greub est resté un observateur attentif. Selon lui, le CJB joue aujourd’hui un rôle « d’incubateur » de talents politiques.
Fabian Greub : « Il y a un renouveau politique dans la région. »
Au terme de la soirée festive mercredi, Fabian Greub, Pierre Alain Schnegg mais aussi les politologues Sean Müller et Marc-André Röthlisberger ont échangé sur les défis qui attendent le CJB. Sean Müller, originaire du canton de Glaris, a notamment apporté un regard externe sur l’institution, ce qu’elle représente et ce qu’elle pourrait revendiquer à l’avenir.
Sean Müller : « Des choses sont à améliorer, la transparence notamment. »
C’est donc une nouvelle ère qui s’ouvre pour le Conseil du Jura bernois. D’aucuns ont appelé l’institution à améliorer sa visibilité, à faire preuve d’audace aussi. Un message que devront méditer les 24 membres fraîchement élus, lesquels siégeront pour les quatre prochaines années. /oza









