Patrouilles renforcées à Delémont « où la sécurité reste bonne »

Après deux agressions au couteau ces dernières semaines, la sécurité en ville de Delémont s’est ...
Patrouilles renforcées à Delémont « où la sécurité reste bonne »

Après deux agressions au couteau ces dernières semaines, la sécurité en ville de Delémont s’est invitée dans les débats au Parlement jurassien. Le Gouvernement a affirmé que des mesures ont été déployées, mais pas un dispositif « nettement renforcé ».

Les patrouilles ont été ponctuellement renforcées dans des zones spécifiques en ville de Delémont. (Photo : illustration / Georges Henz). Les patrouilles ont été ponctuellement renforcées dans des zones spécifiques en ville de Delémont. (Photo : illustration / Georges Henz).

La sécurité en ville de Delémont s'est invitée dans les débats au Parlement jurassien ce mercredi matin à l’heure des questions orales. Après deux agressions au couteau ces dernières semaines - l’une ayant fait un blessé grave, l’autre étant restée à l’état de menace - deux députés se sont inquiétés d'une montée de la violence. La députée Francine Stettler (UDC), qui mentionne également des attaques bancomats survenues en début d’année, a demandé si des mesures ciblées étaient envisagées.


« Pas de détérioration marquée de la sécurité à Delémont »

L’élu Martin Braichet (PLR) a, lui, évoqué la possibilité de déployer rapidement des caméras de vidéo-surveillance. Le ministre de Justice et Police, Valentin Zuber, a affirmé que des mesures ont été mises en place en collaboration avec la Ville de Delémont. « Il a été décidé pour l’heure de renforcer les patrouilles de police dans des zones spécifiques. Mais pour le moment, il n’y a pas de dispositif nettement renforcé parce qu’il ne faut pas tomber dans le biais cognitif de la loi des séries, il n’y a pas une détérioration marquée de la sécurité à Delémont. La situation est bonne, dans le canton également, ce n’est pas pour maquiller la réalité, mais cela ressort des statistiques », a nuancé le ministre Valentin Zuber.

Valentin Zuber : « Le Gouvernement ne peut, ni ne doit, imposer une généralisation de la vidéo-surveillance. »

S’agissant de la vidéo-surveillance, il a rappelé que ce type de dispositif était « strictement encadré par le droit » et ne peut s’appliquer que lorsque « des mesures moins intrusives ne suffisent pas ». « Le Gouvernement ne peut, ni ne doit, imposer une généralisation de ces dispositifs. Mais nous prenons ces situations au sérieux et agirons avec fermeté et poigne pour les prévenir et les empêcher à l’avenir », a conclu le ministre de Justice et Police. /jpi


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