Le chirurgien cardiaque pédiatrique est le parrain de la 9e Fête de la tête de moine ce week-end à Bellelay. Le Jurassien plonge avec nostalgie dans ses souvenirs d’enfance, lorsque la girolle prenait place sur la table des 4h.
Il pourrait certainement faire des rosettes au bistouri. René Prêtre est le parrain de la 9e édition de la Fête de la tête de moine ce week-end à Bellelay. A première vue, ce choix peut surprendre. Mais à y regarder de plus près, il devient presque évident. Le chirurgien cardiaque pédiatrique est né dans une ferme laitière à Boncourt. « Je n’ai jamais oublié mes racines. J’ai les pieds dans la terre. C’est un honneur qu’on pense à moi pour cette fête », affirme le Jurassien. René Prêtre se souvient avec nostalgie de ses premières dégustations de tête de moine. « On faisait le fameux 4h. Il y avait le lard, le pain frais et la girolle. Je peux vous assurer que ça reste, pour moi, un festin. Je le mets facilement en compétition avec les meilleurs Gault & Millau et Michelin qui sont donnés aux grands établissements », lâche-t-il dans un sourire.
René Prêtre : « J’ai les pieds dans la terre. »
Le bistouri encore affûté
Elu Suisse de l’année en 2009, René Prêtre manipule toujours le bistouri à l’âge de 69 ans. Il est encore consultant à temps partiel au CHUV à Lausanne. « J’ai encore quelques patients à opérer », souffle-t-il. Le Jurassien est aussi, de temps à autre, sollicité pour donner des coups de main au bloc opératoire. Et il poursuit également ses actions humanitaires en Afrique et au Cambodge. « Je suis là-bas beaucoup pour aider. Je suis plus un assistant opérateur qui donne les conseils. Lors de ma dernière mission au Cambodge, le 80% des opérations a été fait par le chirurgien local », explique-t-il. Si la pleine retraite n’est pas encore pour tout de suite, une crainte se fait sentir, celle de l’opération de trop. « C’est une peur qui existe. Il y a des opérations où vous avez des facteurs d’incertitude. Là, vous pouvez vous demander si vous allez tenir la concentration pendant quatre, cinq, six heures. C’est gentiment des points d’interrogation qui vont apparaître », dit-il. /oza-msc








