Le Conseil de ville de la capitale jurassienne a adopté lundi soir un crédit d’étude de 119'000 francs pour l’élaboration du projet de redynamisation de l’avenue de la Gare, alors que la somme demandée par le Conseil communal se montait à 164'000 francs.
La revitalisation de l’avenue de la Gare de Delémont franchit un premier cap mais pas sans discussions. Le Conseil de ville a accepté lundi soir par 34 voix contre 0 et 3 abstentions un crédit d’étude pour le secteur qui souffre de difficultés commerciales mais non sans l’avoir raboté au préalable. La somme se fixera finalement à 119'000 francs, alors que le Conseil communal demandait une enveloppe de 164'000 francs. Le groupe PS a proposé de réduire le montant et a été suivi par 22 voix contre 12 et 3 abstentions. Les socialistes ont contesté trois points du crédit d’étude. Ils ont considéré que la somme de 20'000 francs destinée à un concept de l’éclairage public et celle de 10'000 francs pour une étude de faisabilité de sondes géothermiques sur le domaine public pouvaient être assurées par des fonds déjà existants. Le troisième point concerne la définition d’une stratégie d’activation des rez-de-chaussée. Le PS a estimé que l’étude de valorisation du quartier de la Gare réalisée en 2019, notamment, était suffisante. Le responsable du groupe socialiste, Maël Bouquard, s’est défendu de vouloir remettre en cause le projet. « Bien au contraire, notre position c’est de dire que maintenant on a l’information, il faut aller de l’avant et projeter des travaux dans les deux prochaines années », a affirmé l’élu socialiste.
Maël Bourquard : « Ce crédit pour l’avenue de la Gare doit se concentrer sur la rue et le Conseil communal doit aller de l’avant avec le réaménagement. »
Le conseiller communal en charge du dossier, Emmanuel Koller, a plaidé en vain pour le maintien de l’ensemble du crédit d’étude. Il a estimé qu’il fallait « donner toutes ses chances au projet » et que la réduction de la somme donnait « un mauvais signal » mais sans toutefois remettre en cause le projet. « Je suis un peu déçu mais globalement je suis très content qu’on puisse avancer avec ce projet », a indiqué Emmanuel Koller qui a relevé que la stratégie d’activation des rez-de-chaussée serait réalisée en débloquant des moyens à l’interne. Il affirme donc qu’il « prend bien » la décision du Conseil de ville.
Emmanuel Koller : « Pour moi, l’essentiel c’est que le crédit soit accepté pour l’étude du projet de réaménagement de l’avenue de la Gare. »
Lors des débats, Emmanuel Koller a également souligné qu’il serait « très difficile d’imaginer l’implantation d’une nouvelle grande surface à l’avenue de la Gare ». « Le secteur ne sera plus comme aujourd’hui avec des grands commerces mais avec des enseignes plus petites », a également affirmé le conseiller communal. Pour la suite du dossier, le Conseil de ville devrait se prononcer à fin novembre sur un crédit de réalisation évalué, pour l’instant, à environ 5 millions de francs. Le peuple pourrait statuer en votation en février 2027 et le début de travaux pourrait intervenir à la fin de l’an prochain. /fco
Les autres décisions du Conseil de ville du 1er juin 2026 :
Approbation par 28 voix contre 6 et 4 abstentions du règlement relatif à l’évacuation et au traitement des eaux (RETE)
Adoption par 36 voix contre 1 et 1 abstention un crédit de 106'000 francs pour la réalisation de travaux à l’avenue de la Gare 11 dans le but d’y aménager un espace vivre ensemble
Approbation par 26 voix contre 8 et 4 abstentions de la motion « Un rapport annuel sur l’activité générale du Conseil communal et de l’administration communale plus digeste » de Maël Bourquard (PS)








