Une motion de Loïc Dobler sur les armes à la suite de la fusillade d’Aarau

Le conseiller national jurassien Loïc Dobler (PS) demande dans une motion déposée récemment ...
Une motion de Loïc Dobler sur les armes à la suite de la fusillade d’Aarau

Le conseiller national jurassien Loïc Dobler (PS) demande dans une motion déposée récemment que l’AI puisse signaler un potentiel détenteur d’armes dangereux, comme cela est déjà le cas pour l’aptitude à conduire.

Loïc Dobler (PS) a récemment déposé une motion pour que l'AI ait la possibilité de signaler un détenteur d'armes potentiellement dangereux, dans le sillon du drame de la fusillade d'Aarau. (Photo : archives) Loïc Dobler (PS) a récemment déposé une motion pour que l'AI ait la possibilité de signaler un détenteur d'armes potentiellement dangereux, dans le sillon du drame de la fusillade d'Aarau. (Photo : archives)

Loïc Dobler (PS) propose un mécanisme pour tenter d’éviter des drames comme la fusillade d’Aarau. Le conseiller national jurassien a déposé récemment une motion sur la détention d’armes. Sa démarche fait suite à la tragédie du 30 août dernier dans la capitale argovienne. Un Jurassien qui souffre de troubles psychiques et qui bénéficie de l’assurance invalidité (AI) avait fait un mort et 6 blessés en tirant sur des personnes qui participaient à une rave party. Loïc Dobler propose d’utiliser un procédé existant pour améliorer le signalement de potentiels détenteurs d’armes dangereux. Le socialiste jurassien souhaite que les compétences sur l’assurance invalidité soient étendues. La loi permet à l’AI de signaler au service cantonal compétent un assuré dont elle doute de la capacité à conduire un véhicule ou un bateau en toute sécurité. Loïc Dobler demande ainsi qu’un tel droit soit également octroyé concernant la détention d’armes. Concrètement, la possibilité existe déjà via la loi sur les armes mais elle donne cette compétence à une personne physique, soit à un collaborateur de l’AI, et non à l’institution en tant que telle. Le collaborateur décide seul, sans procédure ni validation, et assume seul le risque pénal s’il apprécie mal la situation. Le résultat est connu, note Loïc Dobler et « cette disposition n’est pour ainsi dire jamais utilisée ». « Un droit que personne n’exerce ne protège personne », souligne ainsi le Jurassien. Le mécanisme proposé par Loïc Dobler ne concerne que la question du signalement. Le Bureau des armes resterait compétent pour statuer sur le retrait ou non de la détention d’une arme à feu. /comm-fco


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