Le Congrès du SEJ a rassemblé ce vendredi plus de 600 enseignants au Raiffeisen Parc à Delémont. Les préoccupations exprimées touchaient surtout à l'évolution « (in)contrôlée » de la profession comme le présentait la thématique de la journée. « Beaucoup de préoccupations ressortent pour remplir au mieux notre mission auprès des élèves. On a des élèves avec des besoins particuliers, d’autres qui méritent aussi d’être entendus. Ça implique une réflexion sur le travail, sur l’évolution que l’on vit, mais avec des moyens et des pratiques d’il y a 5 ou 10 ans », pose le secrétaire général du SEJ Christophe Girardin.
Christophe Girardin : « Le travail évolue, mais avec des moyens et pratiques d’il y a 5 ou 10 ans. »
Pour son premier congrès du SEJ dans le costume de ministre en charge de la formation, Raphaël Ciocchi, issu du monde de l’enseignement et membre du SEJ, est naturellement sensible aux remontées du terrain. « Les conditions des enseignants ont un impact sur les conditions d’apprentissage des élèves. Aux écoles et enseignants, aujourd’hui, on leur demande beaucoup. Or, l’école ne peut pas tout faire et ne peut plus remplacer certains acteurs majeurs de la société », comprend Raphaël Ciocchi qui a fait face à une demande concrète sur lequel son département travaillait déjà.
Égalité de traitement en question pour les enseignants des classes 1P-2P
Les enseignantes de 1P-2P lui ont remis une lettre demandant l’égalité de traitement, n’étant historiquement rémunérées qu’à 95% en comparaison avec leurs collègues des classes supérieures. « Alors qu’elles ont la même formation HEP, le même cahier des charges, la même évaluation de fonction, mais un salaire particulier basé sur un mode de calcul qui n’est plus compris. La demande, c’est de remettre de la sérénité et la reconnaissance qu’elles méritent », revendique Christophe Girardin. « On ne les a pas oubliées », répond d’emblée le ministre.
Raphaël Ciocchi : « On ne les a pas oubliées, la priorité, c’est égalité de traitement. »
« La priorité, c’est égalité de traitement. Mais le chemin est un peu long, car le dossier doit passer par le Parlement. Ça reste une priorité, c’est le prochain pas que l’on va faire », avance Raphaël Ciocchi. À la tête du syndicat, on se réjouit de ce climat de discussion avec le nouveau Gouvernement. « L’écoute a changé parce qu’on a changé de ministre, de personnalité, de parti aussi. On a un ministre jeune, qui a été enseignant, comme son prédécesseur, mais aussi un ministre qui était membre du SEJ et qui partage une partie de nos valeurs. On travaille en bonne intelligence, il n’y a pas de notion d’opposition, on n’est pas toujours d’accord, mais cet espace de discussion, nous l’avons », confie Christophe Girardin.






