Invité du Mois du Doc’ samedi soir à Delémont, le réalisateur français, critique et historien du septième art porte un regard sur la santé du film documentaire dans la jungle cinématographique de nos jours.
« Le documentaire se porte bien. » L’affirmation émane de Jean-Baptiste Thoret, un ponte du cinéma de passage à Delémont samedi soir dans le cadre du Mois du Doc’. Le Français a présenté son dernier documentaire « The Neon People » à Cinemont. Réalisateur, critique et historien du septième art, il prétend même que « le film documentaire retrouve de la vigueur ». Pour lui, c’est un effet mécanique. Ce genre « nous informe sur l’état du monde », ce que le cinéma de fiction, populaire, d’auteur, ne fait plus vraiment.
Jean-Baptiste Thoret : « Le film documentaire retrouve de la vigueur. »
Tout n’est toutefois pas rose pour le milieu. Si les financements suivent, notamment parce que la télévision donne une partie de l’argent pour avoir l’exclusivité de diffusion, « la sortie en salle est compliquée », avoue Jean-Baptiste Thoret. Le phénomène touche tous les styles, « aussi bien les documentaires que l’armée de films qui sortent toutes les semaines ».
« Le plus dur est de trouver le chemin de la salle. »
Le critique français, surnommé Monsieur cinéma dans l’Hexagone, ne voit pas vraiment de concurrence entre le film documentaire et le blockbuster ou le Marvel. « On ne touche pas le même public », lance-t-il, en allant jusqu’à affirmer que « la personne qui va voir un blockbuster ou un Marvel n’est pas un spectateur de cinéma ». Sa dernière œuvre entraîne le spectateur à la rencontre de ceux qui vivent dans les souterrains de Las Vegas.
« C’est le pot de terre contre le pot de fer ».
Le Mois du Doc’ se poursuit jusqu’au 28 novembre dans la région. Le festival itinérant du film documentaire propose au total 13 rendez-vous dans neuf lieux. /msc








