Jamais une étoile aussi éloignée n'avait encore été observée

Une équipe internationale d'astronomes, qui comprenait des chercheurs de l'Université de Genève ...
Jamais une étoile aussi éloignée n'avait encore été observée

Jamais une étoile aussi éloignée n'avait encore été observée

Photo: KEYSTONE/AP NASA

Une équipe internationale d'astronomes, qui comprenait des chercheurs de l'Université de Genève (UNIGE) et de l'EPFL, est parvenue à observer une étoile située à 9 milliards d'années-lumière de la Terre. Il s'agit d'un record.

Pour réussir cet exploit, les astronomes ont utilisé le pouvoir de résolution exceptionnel du télescope spatial Hubble. Mais ils ont aussi profité d'un phénomène naturel appelé lentille gravitationnelle. Cette bizarrerie survient lorsqu'un corps céleste très massif se situe entre l'objet observé et l'observateur.

Les rayons lumineux émis par un objet lointain observé sont déviés en passant à proximité du corps très massif. Cet effet donne l'impression à l'observateur de voir plusieurs images de ce qu'il scrute. La faible source lumineuse, provenant du fond de l'Univers, va lui apparaître, aussi, beaucoup plus brillante qu'en réalité.

Amas de galaxies

Dans le cas de l'étoile étudiée, les chercheurs se sont servi, comme lentille gravitationnelle, d'un amas de galaxies appelé MACS J1149+2223, situé à 5 milliards d'années-lumière de la Terre, fait savoir lundi l'UNIGE. Ils ont alors pu voir l'image de l'astre, dont la lumière a été amplifiée 2000 fois.

L'étoile a été surnommée Icare. Son nom scientifique est MACS J1149+2223 Lensed Star 1. Icare est une supergéante bleue, plusieurs centaines de fois plus brillante que le Soleil. Malgré sa luminosité, il aurait cependant été impossible de l'observer sans l'effet de lentille gravitationnelle.

'L'observation fortuite d'un phénomène aussi rare, une étoile individuelle amplifiée des milliers de fois, nous a fourni une énorme quantité d'informations sur l'étoile, son environnement et la matière rencontrée sur le chemin de nos télescopes', explique Antonio Cava du département d'astronomie de l'UNIGE.

Selon l'UNIGE, cette découverte marque le début d'une nouvelle manière d'étudier les étoiles individuelles dans les galaxies lointaines. 'Ces observations offrent une vision unique et détaillée sur l'évolution des étoiles, en particulier les étoiles les plus lumineuses.'

/ATS
 

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