Une augmentation de personnel qui fait grenouiller

Trente-cinq postes de plus dans l’administration cantonale d’ici à la fin 2012. L’information ...
Une augmentation de personnel qui fait grenouiller

Drapeau jurassien

Trente-cinq postes de plus dans l’administration cantonale d’ici à la fin 2012. L’information a été donnée par le Gouvernement jurassien la semaine dernière lors de la présentation du budget. Si l’on y ajoute les 11 postes supplémentaires prévus dans l’enseignement, la hausse atteint 46 emplois à plein temps. Notre rédaction a réalisé une première prise de température auprès d’élus et responsables syndicaux lundi.

 

Un vif débat s’annonce

Les critiques les plus virulentes proviennent de la droite de l’échiquier politique. "C’est inadmissible, s’insurge l’élu UDC Thomas Stettler, membre de la commission de gestion et des finances. Si on crée des emplois, il faut en enlever d’autres. On ferme des classes et il y a davantage d’enseignants !"

Dans les rangs PLR, le député Gabriel Schenk n’est, à titre personnel et de prime abord, "pas favorable à la création de ces postes". Il estime que "le Parlement aussi doit se remettre en question en arrêtant de toujours accepter les demandes du Gouvernement et en limitant les interventions qui ont des impacts sur l’appareil administratif".

Un élu PDC se réserve le droit de refuser l’entrée en matière lorsqu’il s’agira de voter le budget 2012, "sous réserve d’explications valables". Rémy Meury, président de la coordination des syndicats de la fonction publique "ne veut pas que ces dépenses supplémentaires entraînent, plus tard, des économies ailleurs." Le groupe socialiste se réuni lundi soir, le PCSI mardi, leurs positions ne sont donc pas encore claires. Tous s’accordent toutefois pour dire que le débat sera vif au Parlement.

 

 "Il faut que le Parlement nous donne des informations claires"

Ministre des finances, Charles Juillard indique que "pour pouvoir continuer de servir convenablement les administrés jurassiens, il faut augmenter les effectifs. » Et cela ne le réjouit pas plus que cela. "La Confédération nous impose des tâches supplémentaires. Prenons l’exemple de la réforme du droit fédéral pour les tutelles. Cela implique la création de 12 postes !"

Le ministre ne cache pas que certaines décisions du Parlement alourdissent le travail de l’administration. "Depuis 1979, on a eu cesse de rajouter des prestations, rappelle Charles Juillard. Le Parlement nous demande d’augmenter ici, d’augmenter là, de créer ceci, de créer ça. Il faudra aussi qu’il nous donne des indications claires, et je n’attends que ça,  pour nous dire où supprimer des prestations.»

Et le souhait de geler le nombre de postes, proposé il y a quelques années ? Charles Juillard : « Nous étions dans une logique de mesures d’assainissement. Aujourd’hui, nos comptes sont meilleurs, il n’y a plus cette barrière psychologique, on a donc tendance à lâcher du lest. C’est une réaction assez naturelle finalement que le Gouvernement a, je le reconnais, de la peine à contenir. » /clo


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