Les députés jurassiens se prononcent en vue du renouvellement du Conseil fédéral

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C’est bientôt l’heure pour la députation jurassienne au parlement de voter. Le 14 décembre est le jour du renouvellement du Conseil fédéral. Les conseillers aux Etats jurassiens Claude Hêche et Anne Seydoux et les nouveaux conseillers nationaux Jeau-Paul Gschwind et Pierre-Alain Fridez vont devoir se prononcer. Quels sont leurs intentions un peu moins d’un mois avant le grand jour ? Et que pensent-t-ils du système actuel de répartition des sièges parfois appelée formule magique ? La rédaction a fait le point avec les quatre députés jurassiens.

On le sait,  la place d’Eveline Widmer Schlumpf est menacée, au profit notamment de l’UDC qui aimerait récupérer ce siège perdu il y a quatre ans. Sur ce sujet, la position de la députation jurassienne est unanime. La Conseillère fédérale doit rester en place. Pour Pierre-Alain Fridez, la représentante du PBD fait preuve de grandes compétences à la tête du département des finances. Selon lui encore, la Conseillère mène une politique de centre-droite qui est nécessaire aujourd’hui en Suisse.

Le 14 décembre, il faudra aussi trouver un remplaçant à Micheline Calmy-Rey. Le groupe parlementaire socialiste se réunit la semaine prochaine pour auditionner ses candidats. Le ticket du parti est attendu par les parlementaires jurassiens. Pour le moment, Anne Seydoux avoue sa préférence pour Alain Berset. Elle indique en revanche qu’elle ne votera pas pour Marina Carobbio. Selon elle, la candidate tessinoise n’a pas assez d’expérience pour siéger au gouvernement. Jean-Paul Gschwind, quant à lui, note son affinité pour le fribourgeois Alain Berset, qu’il qualifie d’homme « ouvert » et apte aux consensus. Claude Hêche ne veut pas encore se prononcer et Pierre-Alain Fridez penche pour Pierre-Yves Maillard.

Pour ce qui est de la traditionnelle "concordance des sièges", elle n’est pas vraiment portée dans les cœurs des députés jurassiens. Selon Anne Seydoux, la "formule magique" ne tient plus la route. L’émergence de nouveaux partis ces dernières années fait qu’elle n’est plus d’actualité. Il faut, selon la conseillère aux Etats, trouver une combinaison dans l’intérêt de la Suisse et non en ayant des stratégies politiques en tête. Claude Hêche est de son côté catégorique : il faut que les personnes soient choisies pour leur potentiel et leurs priorités. Il ajoute que deux UDC et deux PLR au sein du Conseil fédéral feraient pencher la politique suisse trop à droite. /jsr


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