Etonnement total après la démission de Daniel Rüegg

Surprise, incompréhension, regret. Des mots répétés à plusieurs reprises par le ministre jurassien ...
Etonnement total après la démission de Daniel Rüegg

Michel Thentz

Surprise, incompréhension, regret. Des mots répétés à plusieurs reprises par le ministre jurassien de la santé Michel Thentz et le président du Conseil d’administration de l’Hôpital du Jura Marc Chappuis devant la presse mardi matin pour tenter d’expliquer la démission aussi surprenante qu'inattendue du directeur de l’institution Daniel Rüegg.
Car d’explications, il n’y en a pas. "Cette annonce est incroyable. Il n’y avait aucun signe avant-coureur. Nous n’avons rien vu venir. Vraiment rien." Paroles de Michel Thentz, qui enchaîne. "Ce départ nous interpelle. Nous devrons analyser le message transmis par M.Rüegg dans son communiqué envoyé à la presse, car nous ne comprenons pas. Il n’a pas cherché à nous rencontrer pour évoquer une divergence de point de vue. C’est l’étonnement complet." 
 
 
Les larmes du président
 
Et s’il y en a un qui peine à comprendre, c’est bien Marc Chappuis. Ce dernier était ému, triste, pour ne pas dire abattu. C’est en pleurs qu’il a commencé sa déclaration. "C’est un jour triste pour l’Hôpital du Jura. Daniel Rüegg est un homme de valeur, engagé. Nous sommes très surpris. Il m’a annoncé cela lundi après-midi, je n’ai pas pu le faire changer d’avis. Sa décision était prise. C’est un coup pour moi". A la question: est-ce que c’est l’évènement qui vous a le plus touché depuis que vous êtes président du Conseil d’administration ? Marc Chappuis a répondu: "Oui".
 
 
Une réflexion malmenée ?
 
Tout le monde tente ce mardi de décrypter le message transmis par Daniel Rüegg, qui parle d'"interférences du Service et du Département de la santé" et d’un manque d'autonomie de l’Hôpital.
Une réflexion est actuellement menée sur la gouvernance et la stratégie de l’Hôpital du Jura, sur le rôle de l’Etat. Elle était sur le point d’aboutir, et semblait bien se dérouler. "Ces critiques nous interpellent, cherche à comprendre Michel Thentz. "Nous devons les analyser. Je n’assiste pas à cette réflexion (l’Etat est représenté par le chef du service de la santé Nicolas Pétremand) mais je lis les PV et je n’ai jamais lu quelque chose qui laissait présager une telle issue."
 
Marc Chappuis et Michel Thentz veulent désormais aller de l’avant. "Le bateau a perdu son capitaine, mais il n’est pas à la dérive. Nous allons le relever" assure le président. "Et vite, si possible" conclut le ministre. /clo


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