Un nouveau pas en terres jurassiennes et assurément pas le dernier pour le Réseau de l’Arc. L’ouverture d’un Medicentre à Courroux, consultation de médecine générale, a été annoncée en début de semaine. Le Réseau de l’Arc est piloté par le groupe privé Swiss Medical Network, en partenariat avec Visana et le canton de Berne, et s’appuie déjà sur les hôpitaux à Moutier et Saint-Imier, le pôle santé mentale, quatre Medicentre, deux instituts de radiologie et une pharmacie entre autres. Le directeur du Réseau de l’Arc, Alexandre Omont, confirme que d’autres projets de Medicentre « sont à l’étude » dans le Jura, peut-être à Courtételle où « le dossier n’est pas encore finalisé » mais « des discussions » ont eu lieu avec la commune. L’ouverture prochaine d'un Medicentre à Saint-Imier et Péry-La Heutte est aussi annoncée.
Entretien avec Alexandre Omont, directeur du Réseau de l’Arc
Une concurrence sereine, vraiment ?
La stratégie annoncée par le Réseau de l’Arc est de remplir des zones non couvertes par la médecine générale. « On ne souhaite pas faire de concurrence et doubler des cabinets médicaux, ça ne sert strictement à rien, mais couvrir des espaces qui seraient considérés comme des déserts médicaux », assure Alexandre Omont. Pourtant, plusieurs généralistes sont déjà implantés à Courroux. « Il existe effectivement des zones sur lesquelles le besoin est peut-être encore plus vif », reconnaît Alexandre Omont qui précise que l’offre du Réseau de l’Arc dans la commune sera restreinte avec la présence d'une seule généraliste dans son Medicentre. Alors que l’Hôpital du Jura a récemment ouvert des structures de médecine générale, Mediqo, à Delémont, Porrentruy et au Noirmont, Alexandre Omont explique comment il appréhende la concurrence avec l’Hôpital du Jura : « On est de facto parfois en concurrence mais ce n’est pas quelque chose qu’on va chercher de manière frontale. Les Medicentre qu’on pourrait ouvrir dans le Jura ne s’ouvriront pas en face des Mediqo », assure-t-il. /mmi-lad









