Après sa 2e place dimanche à Amsterdam, le cavalier jurassien est quasiment assuré de disputer la finale de la Coupe du monde de saut d’obstacles, une première dans sa carrière !
Ce vieux rêve, il en avait fait l’objectif de sa saison... et tout porte à croire qu’il va l’atteindre, cette fameuse finale de la Coupe du monde. À la faveur d’une magnifique 2e place cueillie dimanche sur l’épreuve d’Amsterdam avec Dante, Alain Jufer totalise 43 points au classement de la Ligue d’Europe de l’Ouest du circuit Coupe du monde. « Mon chef d’équipe m’a dit que 38 à 40 points sur les 18 dernières années ont suffi pour se qualifier pour la finale », souffle le Jurassien ce lundi matin, statistiquement quasi assuré donc de voir le Texas début avril.
Alain Jufer : « Un grand but dans ma carrière. »
« C’est quand même un grand but dans ma carrière. Un grand championnat ou une finale de Coupe du monde, c’est ce qu’il me manque. C’est un rêve d’enfant, et c’est beaucoup de travail », confie le Vadais établi à Herrliberg.
L’avion pourrait-il le priver de finale ?
Un rêve qu’il touche du doigt, mais avec un gros point d’interrogation. « Mes propriétaires ont peur de l’avion avec les chevaux, car ils ont perdu un cheval il y a quelques années dans ces circonstances. Depuis, ils ne sont pas très... chauds. La réflexion maintenant, c’est est-ce qu’on va quand même au Texas ou on se concentre sur les championnats du monde ? », interroge Alain Jufer qui avoue que « ne pas y aller serait quand même une déception ». Surtout au vu d’une saison où le cavalier originaire de Glovelier a impressionné par sa régularité avec, notamment, trois top 10 : une 2e place à Vérone, une 8e place à Stuttgart avant de remonter sur le podium à Amsterdam.
« Dante est au sommet de sa forme. »
« C’est ma meilleure saison, on n’a jamais fait autant de bons résultats en Coupe du monde alors que j’ai eu de la poisse en début d’année dernière en me cassant le pied. Ça a finalement fait du bien de faire un break, pour le cheval et pour moi. On est revenus plus forts, et mon cheval a repris de la force et de la confiance avec l’âge puisqu’il a déjà malheureusement 15 ans. Là, il est au sommet de sa carrière », décrit Alain Jufer qui va désormais laisser Dante au « repos » jusqu’en avril, comprenez sans concours majeur, mais « une ou deux petites épreuves » afin de garder la forme. « Cela va surtout permettre de travailler les autres chevaux qui viendront derrière Dante », glisse le Jurassien qui compte bien offrir un sommet de carrière à sa monture fétiche aux États-Unis du 8 au 12 avril prochain. /jpi







