Il n’aura fallu qu’un cycle d’injection d’eau. Le site de géothermie profonde de Haute-Sorne a vu ce lundi la fin de la partie centrale des tests de stimulation hydraulique.
Plus de 2’600 micro-séismes ont été produits, un nombre suffisant pour la récolte de données pour déterminer la nature du sous-sol, et ce avant même de procéder à une éventuelle deuxième phase d’injection d’eau, explique en substance Olivier Zingg, directeur de Geo-Energie Jura. 430 m3 ont été nécessaires, soit un peu moins que les 500 m3 prévus.
Parmi les micro-séismes recensés, seuls quatre ont pu être détectés par le réseau de surface du Service sismologique suisse, mais bien trop faibles pour être ressentis par l’être humain. Les deux plus forts auront atteint une magnitude de 0,3. « Ce n’est pas du tout problématique. Ça correspondait à la limite du premier seuil d’attention qu’on s’était fixé, à partir duquel on stoppait temporairement l’injection pour observation, avant de reprendre si tout s’avérait normal », relate Olivier Zingg.Olivier Zingg : « Il n’y aura pas besoin d’un deuxième cycle d’injection d’eau. »
Et maintenant ? « Il est prévu une à deux semaines d’observation du puits, quelques mesures complémentaires, puis ce même puits sera préparé pour un abandon à long terme », détaille le directeur de Geo-Energie Jura. Le démontage du chantier sur le site de Haute-Sorne est prévu à la fin du mois. Les résultats de l’analyse des données, quant à eux, devraient être connus d’ici l’automne. Des résultats qui serviront à juger de la poursuite ou non du projet. /tbe









