Le Swatch Group veut poursuivre sa stratégie dans le contexte de l’emballement causé par la montre connectée. Le groupe horloger biennois estime disposer d'un immense savoir-faire dans les domaines de la miniaturisation électronique et de l'autonomie des batteries. C’est ce qu’il a fait savoir jeudi fin de matinée à Corgémont lors d’une conférence de presse.
Swatch vs Apple
Lundi, le géant américain Apple présentait sa montre connectée. Le groupe horloger suisse ressent-il déjà l’impact de l’Apple watch? « C’est surtout un impact médiatique pour le moment » affirme Nick Hayek, président de la direction générale de Swatch Group. « Cette montre n’est même pas encore sur le marché. Il y a une hystérie là autour et moi je trouve ça formidable » a-t-il encore indiqué. Nick Hayek a remercié au passage le géant informatique américain « d'ouvrir un marché, de créer une nouvelle opportunité », notamment aux Etats-Unis où « les gens ne portent plus de montre ».
Cependant, le directeur général de Swatch Group a énergiquement rejeté l'idée, assez répandue, selon laquelle l'horlogerie suisse se serait endormie avant d'apporter une réponse à la menace constituée par l'Apple Watch. « Le smartphone réduit pour le bras, on le laisse aux autres », a-t-il lâché, sûr de lui. À ses yeux, l'autonomie des batteries jouera un rôle central. Et Swatch Group estime jouir de plusieurs coups d'avance, avec son savoir-faire dans les piles et l'électronique.
La « Swatch Touch Zero One » sera lancée cet été. Le prix de ce nouveau produit avoisinera les 135 francs. Facteur important pour l’acheteur : son autonomie. Elle est évaluée entre 9 et 12 mois selon le groupe horloger.
Le bilan de l’année 2014
L'an dernier, Swatch Group a vu son bénéfice net annuel reculer pour la première fois depuis 2009, avec une contraction de plus d'un quart à 1,42 milliard de francs. Le chiffre d'affaires brut a, lui, dépassé la barre des 9 milliards, une première. Près de 800 emplois ont été créés en Suisse, majoritairement dans la production. /seb-ats









