Revitalisation de la tourbière de la Gruère : ça avance

Du neuf dans le dossier de revitalisation de la tourbière de la Gruère. Le permis de construire ...
Revitalisation de la tourbière de la Gruère : ça avance

L'endroit situé à l'est de l'étang sera en travaux dès cet été. Un drain sera comblé et des palissades seront posées. Le coût de cette deuxième étape est estimé entre 1 et 1,5 million de francs, assuré par de l'argent public

 A côté du bras gauche de Louis Roulet, collaborateur scientifique à l’Office de l’environnement du Jura, on peut deviner sous la neige le drain qui sera comblé.

Du neuf dans le dossier de revitalisation de la tourbière de la Gruère. Le permis de construire de la deuxième partie des travaux a été déposée publiquement mercredi. Le chantier, basé à l’est de l’étang, comprendra le comblement – via un mélange de tourbe et de copeaux de sciure - d’un des deux drains centraux et de ses ramifications. Il y aura aussi la pose de plusieurs palissades qui ont l’effet de barrage. Les premiers coups de pioche devraient être donnés cet été. « L’objectif est de rétablir une dynamique hydrique qui aura notamment pour but de redonner sa place à tout un cortège floristique et faunistique très particulier », explique Louis Roulet. Le collaborateur scientifique à l’Office de l’environnement du Jura, en charge des marais et zones humides affirme, par ailleurs, « qu’on essaie absolument de retenir l’eau dans la tourbière pour éviter sa diffusion trop rapide en direction de l’étang. Elle va quand même continuer à s’écouler vers le plan d’eau, mais de façon beaucoup plus diffuse ».

 

Dispositif spécial

Un équipement particulier sera mis en place pour effectuer ces travaux sur un sol qui recouvre entre six et neuf mètres d’épaisseur de tourbe. « On va circuler sur des plaques de protection qui permettent de répartir la charge pour que les machines exercent moins de pression sur le terrain que celle provoquée par la marche des humains. Le but est de protéger au mieux le milieu tout en essayant de le régénérer », détaille Louis Roulet, collaborateur scientifique à l’Office de l’environnement du Jura, en charge des marais et zones humides.

 

Entre 1 et 1,5 million de francs

Le chantier coûtera entre 1 et 1,5 million de francs. Le financement sera assumé par le domaine public, par l’intermédiaire des compensations forestières liées à la construction de l’autoroute A16.

Pour rappel, en 2016, la première étape des travaux avait porté sur l’abattage d’arbres dans le secteur. /bbo


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