La biodiversité s’épanouit à nouveau dans la tourbière de la Gruère

Le site naturel taignon fait l’objet d’une revitalisation débutée en 2018 et menée jusqu’en ...
La biodiversité s’épanouit à nouveau dans la tourbière de la Gruère

Le site naturel taignon fait l’objet d’une revitalisation débutée en 2018 et menée jusqu’en 2028. Le chantier est financé en partie par le Canton de Bâle-Ville et a déjà produit des effets environnementaux positifs.

La partie de la tourbière de la Gruère revitalisée en 2018 ressent les effets positifs des travaux menés. La partie de la tourbière de la Gruère revitalisée en 2018 ressent les effets positifs des travaux menés.

La tourbière de la Gruère a droit à une seconde jeunesse. Le site naturel franc-montagnard d’importance nationale bénéficie d’un vaste chantier de revitalisation débuté en 2018 et qui se terminera en 2028. Les autorités jurassiennes ont présenté ce vendredi, au milieu de la tourbière, les résultats des actions menées jusqu’à présent. Les travaux coûtent 5,6 millions de francs. Ils sont assumés à 75% par la Confédération, 5% par le Jura qui a notamment reçu l’appui financier de diverses institutions ainsi que du Canton de Bâle-Ville. Ce dernier a déboursé 165'000 francs qui ont « donné le coup de pouce final pour boucler le budget », apprécie le ministre jurassien de l’environnement. David Eray rappelle que les deux cantons collaborent déjà aux niveaux économique, santé ou encore transport.

David Eray : « Une aide substantielle de Bâle-Ville. »

Le Conseiller d’état bâlois en charge de l’environnement a participé à la conférence de presse ce vendredi matin. Kaspar Sutter constate les avancées de ce « projet magnifique » soutenu en raison de l’attrait touristique du site. « Il y a beaucoup de visiteurs de Bâle et des écoles qui viennent aux Franches-Montagnes et pour nous c’était clair de soutenir ça. » Le Rhénan ajoute que cet appui permet de répondre aux objectifs climatiques de son canton ainsi qu’aux accords de Paris pour limiter le réchauffement climatique.

Kaspar Sutter : « C’est très bien investi et cet endroit est magnifique. »

La conférence de presse en images :

Permettre à la tourbière de redevenir une éponge

Les tourbières se sont formées il y a environ 12'000 ans dans la région suite au retrait des glaciers. Au XIXe siècle, elles ont été drainées pour alimenter les moulins des scieries, causant leur assèchement. L’objectif du chantier est de combler ces anciens drains pour permettre au site de la Gruère de se regorger d’eau et de reprendre son rôle de capteur de CO2.

Les actions menées en 2018 ont déjà donné des résultats positifs pour la biodiversité. « On a toute la dynamique de la tourbière avec la croissance des mousses appelées sphaignes qui s’est réactivée avec tout le cortège d’espèces faunistiques et floristiques », se réjouit Laurent Gogniat. La libellule « Leucorrhine à gros thorax », inscrite sur la liste rouge des espèces menacées, y a notamment fait sa réapparition. Le responsable du domaine nature à l’Office jurassien de l’environnement est certain que ces effets se vérifieront sur les autres zones revitalisées ces prochaines années.

Laurent Gogniat : « On a des résultats extrêmement probants. »

Le Canton du Jura a aussi mené cette année des travaux sur cinq autres sites naturels en milieu humide. La tourbière du Prédame aux Genevez, La Saigne des Fondrais à Saignelégier, En Pratchie à Damphreux-Lugnez, Dos le Cras à Lajoux ainsi que Les Méchielles à Haute-Sorne ont bénéficié de blocage de drains, de déboisement et autres aménagements pour un coût total de 1,6 million de francs. /nmy

Plusieurs zones de la tourbière de la Gruère seront revitalisées d'ici 2028. (Image : Office jurassien de l'environnement). Plusieurs zones de la tourbière de la Gruère seront revitalisées d'ici 2028. (Image : Office jurassien de l'environnement).

Musique utilisée pour la vidéo : Upbeat (https://uppbeat.io/t/wisanga/lucidity)


Actualisé le

Actualités suivantes

Articles les plus lus