Le Parc naturel régional du Doubs peine à convaincre

Le Parc naturel régional du Doubs remis en question par le monde agricole. Vendredi dernier ...
Le Parc naturel régional du Doubs peine à convaincre

Le Parc naturel régional du Doubs doit faire face aux critiques du monde agricole

Le Parc naturel régional du Doubs Le Parc naturel régional du Doubs ne satisfait pas tout le monde.

Le Parc naturel régional du Doubs remis en question par le monde agricole. Vendredi dernier lors de l’assemblée générale de la Chambre jurassienne d’agriculture (CJA), Vincent Wermeille, agriculteur à Saignelégier, a pris la parole pour exprimer sa déception quant aux promesses qui n’ont pas été tenues. Le projet, financé en grande partie par l’Office fédéral de l’environnement, a fait naître beaucoup d’espoir auprès des communes membres, à savoir la grande majorité des communes des Franches-Montagnes et du Clos du Doubs, la Ferrière dans le canton de Berne, et des Brenets jusqu’à la Chaux-de-Fonds dans le canton de Neuchâtel.

Ce devait être un instrument de développement rural mais pour l’heure le Parc naturel régional du Doubs n’a pas fait ses preuves, selon Vincent Wermeille. De son côté, le président de la Chambre jurassienne d’agriculture insiste lui aussi. Philippe Jeannerat avait à l’époque aidé à l’adhésion des communes jurassiennes à ce projet. Aujourd’hui il estime avoir été trompé par l’Office fédéral de l’environnement qui finance en grande majorité ce projet. Cet organisme devait améliorer la qualité de vie des habitants de la région. Il n’en est rien selon l’agriculteur de Montenol. A l’époque, un centre d’interprétation du cheval devait voir le jour. Il est passé aux oubliettes. La CJA réfléchit désormais à sa présence en tant que membre au sein du Parc, mais Philippe Jeannerat attend encore de voir les prochaines actions en faveur du monde agricole.

 

De la patience

Le directeur du Parc naturel régional du Doubs, qui est entré en vigueur en 2012, réclame un peu de temps. D’après Thor Maeder, les premières années ont permis de nouer des contacts avec les acteurs. Désormais les premiers projets en lien avec le monde agricole sont sur le point d’aboutir. Thor Maeder évoque un projet de labellisation de produits du terroir, un autre concernant la valorisation de la production laitière. Un troisième doit voir le jour cet été avec la possibilité de visiter des élevages chevalins de la race Franches-Montagnes en lien avec une exposition permanente aux Bois.

En 2022, le Parc naturel régional du Doubs devra se soumettre à une auto-évaluation, puisque les membres devront se prononcer à nouveau sur la charte de cette entité. L’occasion, selon Thor Maeder, de faire le point sur les objectifs réalisés et les projets à mettre sur pied. /ncp


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