Le Parc naturel régional du Doubs (PNRD) fixe ses priorités pour les quatre années à venir. Il a présenté ce lundi aux Cerlatez les actions prévues pour la période 2025-2028. Trente-huit projets seront menés sur son territoire qui comprend quinze communes dans les cantons du Jura, de Berne et de Neuchâtel. Le Parc poursuivra ses missions en faveur du Doubs, des murs en pierres sèches, du tourisme durable ou encore de l’économie régionale. Il travaillera également sur de nouvelles thématiques. « On a voulu amener de la nouveauté. C’est aussi ce qui est attendu de nos partenaires », souligne Régis Borruat, le directeur de l’association.
Le PNRD cible notamment les pâturages boisés avec le désir de les rajeunir pour lutter contre la sécheresse. Le programme prévoit d’établir un état des lieux des différentes pratiques et techniques utilisées afin de mieux conseiller les acteurs concernés et de proposer des mesures adaptées. L’association propose aussi un projet de « nature au village » destiné à la population, aux entreprises ou encore aux écoles pour développer la biodiversité dans le milieu bâti. Le Parc veut aussi accompagner les communes et les entreprises vers une mobilité douce et partagée ainsi que vers une consommation d’énergie plus durable. Et puis une collaboration avec de hautes écoles de la région est envisagée dans le but de promouvoir la recherche scientifique concernant la thématique de l’eau. L’or bleu et la géologie karstique seront d’ailleurs au cœur d’un nouvel espace d’accueil et d’information aux Brenets. Le PNRD, reconnu parc d’importance nationale en 2022, disposera ainsi d’une troisième « porte d’entrée » après celles à St-Ursanne et à La Chaux-de-Fonds.
Régis Borruat détaille les nouvelles thématiques visées pour la période 2025-2028 :
Des moyens financiers et humains plus conséquents
Pour les quatre années à venir, le Parc du Doubs dispose d’un budget total de 6,4 millions de francs. Il s’agit d’une hausse de 1,6 million par rapport à la période précédente lors de laquelle le Parc a réalisé 33 projets. La Confédération endosse la moitié du financement. Le reste est réparti entre les cantons (10%), les cotisations des communes membres (5%) et les partenaires privés et associatifs du PNRD (35%).
L’Office fédéral de l’environnement a accepté d’octroyer tous les fonds demandés par l’association. Cela est vu comme une récompense par la présidente du Parc du Doubs. « C’est véritablement une reconnaissance de l’excellent travail réalisé ces quatre dernières années (…) cela a été reconnu tout comme la qualité du projet présenté pour 2025-2028 », apprécie Mathilde Crevoisier Crelier. Le PNRD a aussi pu engager deux collaborateurs supplémentaires. Son effectif se monte désormais à treize employés pour 7,8 équivalents plein-temps, contre 6,2 EPT auparavant. /nmy









