L’après-Moutier, un « nouveau départ » pour les francophones

Après la perte d’une partie des francophones du canton de Berne, le Conseil des affaires francophones ...
L’après-Moutier, un « nouveau départ » pour les francophones

Après la perte d’une partie des francophones du canton de Berne, le Conseil des affaires francophones du district bilingue de Bienne et le Conseil du Jura bernois affichent leur volonté de s’allier pour assurer la défense des intérêts de leurs pairs

Pierrette Berger-Hirschi, présidente du CAF et Marcelle Forster, présidente du CJB, posent devant le Centre de formation professionnelle Biel/Bienne, qui fête ses 150 ans. Pierrette Berger-Hirschi, présidente du CAF et Marcelle Forster, présidente du CJB, posent devant le Centre de formation professionnelle Biel/Bienne, qui fête ses 150 ans. Le centre est l'un des bénéficiaire des actions de promotion du bilinguisme.

Défendre les intérêts de francophones de Bienne et de ceux du Jura bernois sont deux combats qui peuvent se mener d’un front commun. Le Conseil des affaires francophones du district bilingue de Bienne et le Conseil du Jura bernois l’ont bien compris. Lors d'une conférence de presse commune mardi matin à Bienne, les deux organes ont dit leur volonté de se rapprocher et de renforcer leur action, notamment pour défendre le bilinguisme dans le milieu hospitalier et universitaire. Bien sûr, le départ de Moutier dans le canton de Jura et la perte de 7700 locuteurs du Français n’est pas à leur avantage. Mais les présidentes du CAF et du CJB, Pierrette Berger-Hirschi et Marcelle Forster, sont unanimes : « il est temps désormais d’aller de l’avant en travaillant ensemble ».

 

Vers la fin d'un clivage

Pour ce faire, le CAF et le CJB veulent renforcer les institutions existantes et réclament une mise en œuvre rapide du Statu quo +, cet accord destiné à raffermir le statut particulier du Jura bernois. Ils veulent aussi se coordonner et se soutenir lorsque le Grand Conseil examinera où et comment faire des économies en novembre.  «  Il y a des sujets où chacun a besoin de garder une institution dans sa région, mais pour tous les sujets où on peut travailler en commun, il faut qu’on se serre les coudes » affirme la présidente du CAF, Pierrette Berger-Hirschi.

 

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« Le développement de la région ne doit plus être freiné par les suites de la votation de Moutier » déclarent les deux organes dans leur communiqué. Et les recours, qui remettent en question l’issue du vote, ne risquent-ils pas de retarder l’affaire ? Plusieurs d’entre eux portent d’ailleurs la signature de Marcelle Forster, en tant que membre de Moutier-Prévôté.  Elle-même n’y voit pas de contradiction : « ils ne devraient pas freiner le processus. Il faut aller de l’avant avec le Statu quo +, qui ne dépends en rien des recours. » /sca


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