Lorsque le Téléphone sonnait La Chaux-de-Fonds

À quelques heures du concert des Insus au Chant du Gros, le Chaux-de-Fonnier Jack Frey se souvient ...
Lorsque le Téléphone sonnait La Chaux-de-Fonds

À quelques heures du concert des Insus au Chant du Gros, le Chaux-de-Fonnier Jack Frey se souvient du concert de Téléphone qu’il avait organisé en 1982 au Pavillon des sports de la Métropole horlogère

Jack Frey, l'organisateur du concert de Téléphone en 1982 au pavillon des sports de La Chaux-de-Fonds et l'affiche de cette soirée. Jack Frey, l'organisateur du concert de Téléphone en 1982 au pavillon des sports de La Chaux-de-Fonds et l'affiche de cette soirée.

Il a le souvenir vif Jack Frey. Lorsqu’on évoque avec lui le concert à venir des Insus jeudi au festival du Chant du Gros au Noirmont, il s’empresse directement de nous ouvrir un classeur de feuilles et autres coupures de journaux aussi épaisses et bien rangées que sa mémoire.

Car ce retraité de La Chaux-de-Fonds, connu pour les soirées musicales qu’il animait, a une relation très particulière avec ce groupe de rock français qui a connu ses heures de gloire entre 1976 et 1986 sous le nom de Téléphone.

Grâce à lui, Jean-Louis Aubert, Louis Bertignac, Richard Kolinka et Corinne Marienneau (absente de la tournée qui fera halte dans les Franches-Montagnes) ont en effet déjà donné un concert dans les paysages des crêtes jurassiennes.

Le 13 novembre 1982, 3000 spectateurs réunis au Pavillon des sports de La Chaux-de-Fonds, avaient dansé sur les tubes de la formation. Le quatrième album du groupe, « Dure Limite », avec les titres « Cendrillon » et « Ça, c’est vraiment toi » était sorti au début de l’été de cette même année.

 

Une grosse organisation

Dix ans avant le premier Chant du Gros et dix ans aussi avant la création de Bikini Test -la salle de musique actuelle chaux-de-fonnière-, le concert mis sur pied par Jack Frey et sa bande faisait figure de première pour La Chaux-de-Fonds. Et l’événement avait trouvé un écho tout particulier en dehors des frontières neuchâteloises. Sans internet, l’organisation de la billetterie était un casse-tête comme se souvient Jack Frey:

Des anecdotes, ce Chaux-de-Fonnier en aurait à raconter à la pelle. On retiendra que le guitariste Louis Bertignac s’était cassé la clavicule peu de temps avant le Jour J, mais avait quand même pu tenir sa place aux côtés des autres membres du groupe. Impossible aussi de ne pas évoquer la question du cachet de l’époque de ces artistes, vu que ces enveloppes ont aujourd’hui plutôt tendance à prendre l’ascenseur. On retrouve Jack Frey :

Jack Frey ne sait pas encore s’il sera au Noirmont ce jeudi soir. Ce sera l’occasion peut-être pour lui de brandir un autre téléphone (portable) et enrichir sa mémoire de souvenirs, fimés cette fois-ci. /lre


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