Des remous autour de Pauline Queloz au Parlement

L’enquête disciplinaire dont Pauline Queloz fait l'objet suscite des réactions dans les partis ...
Des remous autour de Pauline Queloz au Parlement

L’enquête disciplinaire dont Pauline Queloz fait l'objet suscite des réactions dans les partis représentés au Parlement jurassien

Parlement jurassien Les soupçons qui pèsent sur Pauline Queloz agitent le Parlement jurassien (photo: archives).

La droite au Parlement jurassien fait bloc autour de Pauline Queloz mais la gauche est plus circonspecte. C’est ce qui ressort des contacts pris auprès des différents groupes parlementaires du législatif cantonal. Pauline Queloz fait l’objet d’une procédure disciplinaire ouverte par la commission d’examens d’avocats qui dépend du Tribunal cantonal. L’instance la soupçonne d’avoir menti lors de son inscription aux examens. Pauline Queloz réfute cette accusation et parle de négligence. La députée PDC de St-Brais est candidate à l’élection de la présidence du Parlement le 22 décembre. Aucun groupe parlementaire – sauf celui du PDC – n’a encore formellement débattu du sujet.

 

La droite soutient Pauline Queloz

La présidente du groupe PDC, Anne Froidevaux, indique que Pauline Queloz « s’est expliquée de manière détaillée » devant les députés de son parti et qu’elle « a convaincu ». Le groupe lui maintient donc sa confiance. Anne Froidevaux note qu’il s’agit d’une « affaire privée et pas politique et que la procédure qui concerne Pauline Queloz est professionnelle ».

Le président du groupe PLR Alain Lachat parle, quant à lui, d’une situation « triste et pénible » pour Pauline Queloz. Selon lui, il s’agit également, d’un « problème personnel et professionnel ». Il estime que l’élue PDC a fait « une erreur de jeunesse » mais il lui maintient son entière confiance.

« Beaucoup d’histoire pour pas grand-chose », indique, de son côté, le président du groupe UDC. Le mélange entre vie privée et politique déplaît, par ailleurs, à Damien Lachat, qui pense que son groupe va « faire la part des choses  et accorder sa confiance à Pauline Queloz ». Pour lui, cette affaire ne remet pas en cause la crédibilité de l’élue PDC.

 

Des réactions plus nuancées à gauche

La présidente du groupe socialiste se dit « triste » pour Pauline Queloz. Murielle Macchi-Berdat regrette toutefois que le message envoyé par l’élue PDC aux députés pour les informer de la situation n’ait pas été « aussi complet » que ses explications données au Bureau du Parlement. La présidente du groupe PS évoque un « manque de transparence ». Elle « peut comprendre » que certains députés veulent avoir connaissance du courrier envoyé par le Tribunal cantonal au bureau du législatif.

Pour la présidente du groupe Verts et CS-POP, la communication de Pauline Queloz aux députés aurait également pu être « plus complète ». La question de savoir si sa candidature est « encore cohérente pour l’image du Parlement » se pose, selon Erica Hennequin qui ne souhaite toutefois pas faire de « chasse aux sorcières ».

Enfin, la présidente du groupe PCSI Géraldine Beuchat ne souhaite pas commenter pour l’instant et « s’en tiendra à la future position de son groupe tout en rappelant la présomption d’innocence ». Géraldine Beuchat note que l’affaire « prend de l’ampleur et qu’il appartient à chaque député de choisir s’il votera ou non pour Pauline Queloz en sachant que rien n’est démontré à ce stade ». /fco


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