Réflexion autour des camps de ski

Un arrêt du Tribunal fédéral conteste le coût des camps de ski pour les parents d’élèves. Dans ...
Réflexion autour des camps de ski

Un arrêt du Tribunal fédéral conteste le coût des camps de ski pour les parents d’élèves. Dans le Jura, leur organisation n’est pas remise en question mais une réflexion doit être menée selon le chef du SEN

Sortez les skis de la cave! photo: archives

« Je ne pense pas que les camps de ski disparaîtront, déclare le chef du service de l’enseignement (SEN) du canton du Jura. Il faudra par contre certainement réduire leur nombre puisque les coûts sont trop importants ». Fred-Henri Schnegg réagit suite à l’arrêt du Tribunal fédéral du 17 décembre 2017 qui indique que les sorties scolaires ne doivent pas excéder 80 francs par semaine pour les parents d’élèves. « Pour un camp de ski d’une semaine, le coût s'élève entre 160 et 230 francs. On est donc bien loin de 80 francs, qui correspondent aux frais des repas », précise Fred-Henri Schnegg. Cet arrêt du TF concerne le canton de Thurgovie qui prévoyait jusqu’ici une contribution parentale maximale de 300 francs, mais il pourrait faire jurisprudence et être appliqué à toute la Suisse.

 

Jura : pas de prescription cantonale

L’organisation des camps de ski dans le Jura revient au bon vouloir des différents établissements scolaires. « A l’école secondaire de Porrentruy par exemple, il y en a un par année. A Delémont, il n’y en a qu’un pour les trois ans », relève le chef du SEN. « Je pense que cet arrêt ne signe pas l’arrêt de mort des camps de ski, mais ouvre la porte à une réflexion. Il y a la problématique du coût, mais pas seulement. L’enneigement n’est pas optimal ces dernières années. On constate aussi toujours plus d’enfants qui n’ont jamais mis de skis au pied de leur vie. Il faut donc les équiper et cela engendre d’autres coûts », précise-t-il. « Nous n’allons pas nous précipiter dans ce dossier, mais nous avons pris note de cet arrêt et nous allons désormais discuter entre les différents cantons pour voir la suite à donner à ce dossier », conclut Fred-Henri Schnegg. /afa


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