Bruno Moser, éternel candidat

L'indépendant biennois persiste et se présente une nouvelle fois pour les élections au gouvernement ...
Bruno Moser, éternel candidat

L'indépendant biennois persiste et se présente une nouvelle fois pour les élections au gouvernement bernois. Il veut atteindre un score de 3%, qui devrait bientôt être le minimum nécessaire pour se présenter au second tour

Bruno Moser Bruno Moser sera à nouveau sur les listes pour l'élection au Conseil-exécutif, comme en 2010 et en 2014. (Photo: archives)

Bruno Moser veut réveiller le peuple. Le Biennois sera à nouveau candidat indépendant au Conseil-exécutif lors des élections cantonales du 25 mars. Il nous l’a confirmé vendredi matin par téléphone, alors que le délai de dépôt de liste est prévu lundi à midi. L’éternel prétendant se présente régulièrement aux élections depuis 2010 sans grand succès. On se rappelle surtout de lui pour avoir provoqué un second tour lors des élections au Conseil des Etats en 2015, alors qu’il n’avait obtenu que 1,2 % des suffrages au premier tour. Il en avait coûté 500'000 francs au canton de Berne. Depuis, un projet de loi a été lancé pour empêcher les candidats qui obtiennent moins de 3 % des suffrages à se présenter. Il sera discuté en novembre par le Grand Conseil et ne s’appliquera donc pas pour le scrutin à venir.

 

Le commentaire d'Alexandre Steiner :

Si Bruno Moser n’a jamais été élu, et ne le sera probablement jamais au vu de ses scores, il sera en tout cas parvenu à faire élaborer une loi qui lui est directement destinée. Malgré cela, il entend bien continuer à défendre ses idées et espère obtenir plus de 3 % des voix le 25 mars, histoire de montrer que cette loi ne le freinerait pas. Son programme ne change pas et est toujours profondément anti système. En résumé, il souhaite supprimer toutes les taxes car il les considère comme une punition et précise que « travailler n’est pas un crime ». Vendredi, il nous a aussi expliqué vouloir lutter contre la corruption en politique, qui concerne selon lui aussi bien la gauche que la droite. Il accuse aussi les médias de faire des fake news en ne lui donnant pas la parole, ou en ne parlant de lui que pour le ridiculiser. Pour Bruno Moser, le temps du changement est venu et l’exploitation du peuple doit cesser. Il veut réveiller le peuple qui commence selon lui « à remarquer ce qu’il se passe vraiment ». Ce discours pourrait trouver un certain écho, ces thèmes étant plus à la mode qu’il y a quelques années. Reste que sans argent pour s’offrir de la visibilité, la montagne à franchir par Bruno Moser pour atteindre 3% ressemble plus à l’Everest qu’au Chasseral. /ast


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