Combattre les tags par le graffiti

Et si le graffiti était un moyen de se prémunir des incivilités ? L’idée peut surprendre. Elle est pourtant à la base d’un projet qui réunit plusieurs acteurs de la ville de Delémont, dont le centre socio-culturel Espace-Jeunes, et plusieurs département de la commune.

  Les élèves de 11e Harmos se sont familiarisés à l'utilisation de bombes de peintures sous l’œil d'un professionnel.

Et si le graffiti était un moyen de se prémunir des incivilités ? L’idée peut surprendre. Elle est pourtant à la base d’un projet qui réunit plusieurs acteurs de la Ville de Delémont, dont le centre socio-culturel Espace-Jeunes, et plusieurs département de la commune.

L’idée est simple ; permettre à des écoliers de 11e Harmos de se familiariser avec des bombes de peintures et des marqueurs, le tout sous l’œil avisé de Sèyo, un grapheur professionnel, puis de réaliser un projet en ville, sur une armoire électrique. Les 43 élèves du Collège de Delémont qui prennent part à l’aventure devront présenter un projet sur le thème de l’environnement devant un jury. Au final, quatre dessins seront reproduits sur des armoires électriques de la ville.

D’une pierre deux coups

Le projet s’inspire d’initiatives similaires réalisées dans plusieurs villes, comme Lausanne et Genève. Il doit permettre d’impliquer les élèves, de les encourager à mener à bien un projet créatif. Les porteurs du projet font aussi le pari que les tagueurs seront plus réticents à laisser leur marque sur une surface déjà décorée. Cerise sur le gâteau ; un peu de couleur sur ces tristes boîtes grises ne peut qu’égayer le centre-ville. /vja


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