Le Chant du Gros « frustré et un peu oublié »

Le festival du Noirmont reste dans l’expectative après les annonces faites jeudi par le Conseil ...
Le Chant du Gros « frustré et un peu oublié »

Le festival du Noirmont reste dans l’expectative après les annonces faites jeudi par le Conseil fédéral

Le Chant du Gros a rassemblé 40'000 personnes l'an dernier pour sa 28e édition (photo : Damien Carnal). Le Chant du Gros a rassemblé 40'000 personnes l'an dernier pour sa 28e édition (photo : Damien Carnal).

L’attente se poursuit pour les organisateurs du Chant du Gros. Le plan de sortie de crise présenté jeudi par le Conseil fédéral n’a pas répondu à leur interrogation. Le festival pourra-t-il se tenir comme prévu du 3 au 5 septembre au Noirmont ? La question reste entière puisque celle des grands rassemblements n’a pas été tranchée par le gouvernement national. « On se sent frustré et un peu oublié », réagit ce vendredi Gilles Pierre. Le patron du Chant du Gros précise qu’il lui faut une décision officielle disant que le festival ne peut pas se dérouler pour pouvoir annuler sans frais les contrats signés avec les artistes. « Tous les festivals attendaient une décision forte de la Confédération. Plus le temps avance, plus on a des frais à engager. On commence à devenir assez tendu », ajoute le Franc-Montagnard. Il espère une décision fédérale ou cantonale début juin ou mi-juin au plus tard, sans quoi « les conséquences financières pourraient être dramatiques » pour le festival. Les organisateurs ont d’ailleurs réagit rapidement au plan présenté par le Conseil fédéral. Jeudi soir déjà, ils ont transmis un courriel au Gouvernement jurassien pour l’alerter sur les conséquences d’un report des décisions pour le Chant du Gros.


Un mince espoir

Gilles Pierre scrute avec attention la situation sanitaire. « D’un côté, on a envie d’y croire, de se dire qu’un vaccin magique va arriver ou peut-être que ce virus va disparaître du jour au lendemain. Et d’un autre côté, on a cette incertitude et on se dit que ce virus va probablement continuer de voyager. On voit mal comment on peut, au mois de septembre, se retrouver à 15'000 personnes sans qu’il n’y ait de mesures de précautions », lâche-t-il contraint de patienter encore. /msc

Gilles Pierre évoque la situation du Chant du Gros


Actualisé le

 

Actualités suivantes