Le VTT sauvage dans le viseur des autorités

L’Office jurassien de l’environnement dénonce une recrudescence de pistes illégales à l’intérieur ...
Le VTT sauvage dans le viseur des autorités

L’Office jurassien de l’environnement dénonce une recrudescence de pistes illégales à l’intérieur des peuplements forestiers et prévoit de serrer la vis

Un sentier de descente nouvellement implanté et « balisé » à Bassecourt. (Photo : Office de l'environnement) Un sentier de descente nouvellement implanté et « balisé » à Bassecourt. (Photo : Office de l'environnement)

Les quelques 3'700 km de pistes et sentiers dans le Jura ne suffisent visiblement pas pour certains vététistes déplorent les autorités cantonales. L’Office de l’environnement dénonce ce mercredi une recrudescence de pistes illégales dans les forêts jurassiennes et fait face à un nombre croissant de plaintes de propriétaires. « Les activités de sports et de loisirs dans les forêts suscitent un fort engouement dont il faut se réjouir », précise l’Etat dans un communiqué, mais, sous-entendu, certaines règles sont trop souvent bafouées. « Parfois le vététiste voit un coin qui serait assez fun à utiliser. Et de fil en aiguille, on construit un virage relevé, puis un saut qui peut être sympa. Ensuite on fait de la signalisation qui, aux yeux des utilisateurs, peut paraître légale », explique Cédric Huber, collaborateur technique auprès de l’Office de l’environnement.


Les autorités vont durcir le ton jusqu’aux sanctions pénales

Sauf que ce n’est pas légal. De tels aménagements ou tout nouveau parcours requiert des autorisations dont l’accord du propriétaire, souvent une commune mais parfois aussi un particulier. Jusqu’à présent, les autorités fermaient un peu les yeux. Elles vont désormais durcir le ton. « Le garde forestier va d’abord poser des panneaux à l’entrée de ces pistes aménagées illégalement pour informer tous les vététistes qu’elles sont interdites, ce que beaucoup ignorent souvent de bonne foi. Il pourra aussi boucher ces pistes en coupant du bois sur les parcours. Si des utilisateurs se permettent de dégager ces arbres et de réemprunter ces pistes, il faudra passer à la répression », détaille Cédric Huber. L’amende d’ordre peut atteindre une centaine de francs pour l’utilisateur contrevenant, possiblement bien plus pour ceux qui s’aventureraient dans des constructions.


« On inculque les règles de bonnes conduites à nos membres »

Ces dispositions ont notamment été rappelées aux clubs cyclistes. « On respecte au maximum les règles de la forêt, à savoir on suit les chemins blancs et les sentiers pédestres. On essaie d’inculquer ça à tous nos membres, notamment à nos jeunes qui sont à l’école de VTT. Cela fait partie de la charte de bonne conduite du vététiste. Je sais que dans tous les clubs jurassiens, c’est le cas », défend Thierry Kamber, président du VTT Club Jura. Pour certaines pistes de descente à l’origine illégale mais aujourd’hui rentrées dans les mœurs et régulièrement fréquentées, l’Office de l’environnement ne ferme pas la porte aux clubs quant à une régularisation à condition que cela se fasse de manière coordonnée entre les différents acteurs. Ces pistes devront aussi être réparties équitablement sur le territoire jurassien. /comm-jpi


 

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