L’Entente jurassienne demande le retrait de la préfète du Jura bernois

Les partis autonomistes de Moutier ont déposé une motion urgente au Conseil de ville pour demander ...
L’Entente jurassienne demande le retrait de la préfète du Jura bernois

Les partis autonomistes de Moutier ont déposé lundi une motion urgente au Conseil de ville. Ils demandent la récusation de Stéphanie Niederhauser et des sanctions à son encontre

Les partis de l'Entente jurassienne et leur porte-parole Julien Berthold (ici à gauche lors d'un Conseil de ville de Moutier) visent la préfète du Jura bernois Stéphanie Niederhauser (en médaillon) à travers une motion urgente (photos archives). Les partis de l'Entente jurassienne et leur porte-parole Julien Berthold (ici à gauche lors d'un Conseil de ville de Moutier) visent la préfète du Jura bernois Stéphanie Niederhauser (en médaillon) à travers une motion urgente (photos archives).

Le torchon brûle entre les partis autonomistes de Moutier et la préfète du Jura bernois. L’Entente jurassienne a déposé ce lundi une motion urgente au Conseil de ville. Elle veut qu’une procédure de sanction soit ouverte à l’encontre de Stéphanie Niederhauser, et que le Conseil municipal demande la récusation de la préfète dans le cadre du processus d’autodétermination de la cité prévôtoise.

Dans le développement de sa motion, l’Entente jurassienne écrit que « la préfète se permet de menacer le Conseil municipal de Moutier en rappelant à ses membres leur devoir d’objectivité, de proportionnalité et de transparence (…). Par cette intervention partisane et polémique, la préfète sort de son rôle et se décrédibilise (…). Le comportement hostile de la préfète envers les autorités de Moutier justifie l’ouverture d’une procédure devant conduire à une sanction appropriée. Le Conseil municipal est en outre invité à requérir, auprès de la Direction de la justice, la récusation de la préfète dans le cadre de la procédure d’autodétermination et plus généralement à demander qu’elle soit démise de la surveillance de la commune de Moutier ».

L’Entente jurassienne évoque également le nombre très faible de cas de domiciliations fictives durant la votation du 18 juin 2017 : « Alors que la préfète faisait état de « 44 cas problématiques », le Ministère public n’en a condamné que trois ».

Contactée par notre rédaction, Stéphanie Niederhauser n’a pas souhaité faire de commentaire sur cette motion urgente. /rch

Les explications de Julien Berthold (porte-parole de l'Entente jurassienne)


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