La prévention des « guides nature » a servi

Six étudiants ont parcouru plusieurs merveilles naturelles de notre région durant l’été. Ils ...
La prévention des « guides nature » a servi

Six étudiants ont parcouru plusieurs merveilles naturelles de notre région durant l’été. Ils ont sensibilisé avec succès la grande masse de touristes qui a afflué

Trois des six guides qui ont participé à l'opération sur les bords du Doubs, notamment. De gauche à droite : Mathieu Erard, Julie Lachat et Arnaud Beuchat. Trois des six guides qui ont participé à l'opération sur les bords du Doubs, notamment. De gauche à droite : Mathieu Erard, Julie Lachat et Arnaud Beuchat.

C’est une initiative couronnée de succès qui a vu le jour dans le Jura. En juillet et en août, six étudiants, devenus « guides nature », ont sillonné les réserves naturelles du bord du Doubs et des étangs taignons. Leur présence a permis de sensibiliser les nombreux touristes aux bons comportements à adopter dans ces zones. Les trois entités à l’origine du projet – l’Office jurassien de l’environnement du Canton du Jura, Jura Tourisme et le Parc naturel régional du Doubs – ont dressé, ce vendredi, un bilan très positif de cette expérience qui est appelée à être renouvelée l’an prochain, en fonction des budgets alloués.


Sites problématiques mieux ciblés

L’expérience de ces jeunes guides a porté ses fruits. Elle a permis de placer le focus sur certains sites qui posent problème et l’origine des soucis. Parmi les dizaines de milliers de touristes en villégiature dans notre région, seuls 150 cas problématiques ont été constatés par les guides. Aux abords des étangs des Franches-Montagnes (réserve naturelle de la Gruère, étang des Royes et étang de Plain-de-Saigne), les principaux délits ont consisté à piétiner les zones qui ne sont pas balisées ou encore à allumer des feux de manière illégale. C’est le site de l’étang de la Gruère qui a surtout été victime de son succès populaire. Sur le Doubs, la grande majorité des soucis rencontrés ont concerné les activités aquatiques. De nombreux matelas pneumatiques ou paddles ont envahi le cours d’eau, ce qui est interdit. Le camping sauvage, les feux et l’abandon de déchets sont également des problématiques récurrentes. Le secteur le plus touché est celui de Ravine.

Régis Borruat, directeur du Parc naturel régional du Doubs : « On connaît mieux les lieux et les types de comportements où on rencontre des problèmes »

Accueil positif, pistes d’amélioration

Les guides ont été reçus de manière constructive par les nombreux touristes. Environ 80% des visiteurs ont réagi positivement aux remarques des jeunes Jurassiens. Dans 12 cas seulement, les contrevenants ont refusé de coopérer et une intervention de la police ou de l’Office de l’environnement a été nécessaire. Ce qui est ressorti de cette opération, c’est aussi que les utilisateurs n’ont pas toujours connaissance des bonnes manières à adopter sur les sites en question. Ainsi, les différents acteurs ont prévu d’améliorer l’information sur les endroits touristiques via internet, par le biais de prestataires, ou encore en installant des panneaux sur le terrain. /mle

Les six étudiants ont rendu sensibles les visiteurs aux comportements à adopter. Sur le Doubs, par exemple, il est interdit de naviguer en bateau pneumatique et le comping sauvage n'est pas autorisé non plus (photo : Parc naturel régional du Doubs). Les six étudiants ont rendu sensibles les visiteurs aux comportements à adopter. Sur le Doubs, par exemple, il est interdit de naviguer en bateau pneumatique et le comping sauvage n'est pas autorisé non plus (photo : Parc naturel régional du Doubs).


 

Actualités suivantes

Articles les plus lus