« Plusieurs entreprises pensent à maintenir le télétravail après la crise »

Aujourd'hui obligatoire quand la situation le permet, le télétravail s'est imposé dans de nombreuses ...
« Plusieurs entreprises pensent à maintenir le télétravail après la crise »

Aujourd'hui obligatoire quand la situation le permet, le télétravail s'est imposé dans de nombreuses firmes jurassiennes. Une expérience concluante dans la plupart des cas, mais qui n'est pas sans enjeux

Près de 80% des entreprises qui pratiquent actuellement le télétravail pensent à le maintenir après la crise sanitaire, selon le résultat d'un sondage mené par les Chambres de commerce de Suisse latine (image libre de droits). Près de 80% des entreprises qui pratiquent actuellement le télétravail pensent à le maintenir après la crise sanitaire, selon le résultat d'un sondage mené par les Chambres de commerce de Suisse latine (image libre de droits).

En mars 2020, les autorités demandaient aux entreprises de favoriser le télétravail pour endiguer la pandémie. Et depuis janvier 2021, c’est même devenu une obligation : les employeurs doivent permettre le télétravail quand c’est possible et réalisable à un coût raisonnable. Et ce qui est certain, c’est que le télétravail a chamboulé le quotidien de nombreux Suisses et de plusieurs entreprises. Dans le Jura aussi, certaines firmes permettent à leurs employés de travailler depuis chez eux. Et selon Yves Bron, hygiéniste du travail, l’expérience semble concluante pour de nombreuses entreprises : « Dans les activités de services, telles que les banques ou les assurances, ça marche très bien. »  Dans d’autres domaines, en revanche, Yves Bron remarque que des aménagements supplémentaires pourraient être entrepris et il lui arrive d’édicter des recommandations : « Le télétravail reste la meilleure mesure de protection des employés, donc si l’entreprise peut faire un maximum de télétravail, c’est l’idéal… » 

Yves Bron : « On voit que des entreprises ont mis à disposition de leurs employés plus que le minimum vital »

Selon une étude menée par les chambres d’industrie de Suisse latine, 80% des entreprises qui appliquent le télétravail aujourd’hui entendent poursuivre l’expérience, même quand la situation sanitaire sera meilleure. Pierre-Alain Berret, directeur de la Chambre de Commerce et d’Industrie du canton, admet qu’il y a de nombreux avantages au télétravail, mais il y a aussi de nombreux défis. Les chambres de commerce romandes ont d'ailleurs mis sur pied une convention de télétravail pour mieux encadrer cette situation.

Pierre-Alain Berret « Si les collaborateurs ont un meilleur confort chez eux, ils seront théoriquement plus productifs »

Pour Pierre-Alain Berret, le télétravail a aussi un impact macroéconomique et pourrait donc avoir des incidences sur la société en général : moins de trafic sur la route, des bureaux probablement moins grands. Il estime aussi que le télétravail aura une incidence sur le choix d'un lieu de domicile : « Si on peut télétravailler deux à trois fois par semaine, on pourra bien plus facilement choisir de vivre dans le Jura pour travailler à Lausanne ou en Suisse alémanique. L’impact pourrait être favorable aux zones rurales. » /cto


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