Le Swatch Group a souffert du Covid

L'entreprise affiche un déficit pour l'année 2020, le premier depuis son arrivée sur le marché ...
Le Swatch Group a souffert du Covid

L'entreprise affiche un déficit pour l'année 2020, le premier depuis son arrivée sur le marché au début des années 1980. Ses responsables croient toutefois en une reprise forte et rapide

 Des signes encourageants émanent déjà de nombreux marchés. En Europe, la reprise est suspendue aux décisions politiques. (Photo : archives) Des signes encourageants émanent déjà de nombreux marchés. En Europe, la reprise est suspendue aux décisions politiques. (Photo : archives)

Le groupe horloger Swatch observe un certain rétablissement dans les pays où les mesures de restrictions liées à la pandémie de coronavirus ont été en partie levées. Mais l'absence de touristes, un secteur clé pour l'industrie horlogère suisse, continue à peser sur la marche des affaires, a indiqué jeudi le directeur général Nick Hayek lors de la téléconférence de bilan. « La marque Swatch est celle qui est le plus affectée par l'absence de touristes » , a précisé le patron tout en ajoutant que notamment la Suisse et l'Europe en souffrent aussi. « Les premiers mois de 2021 ont cependant mieux évolué que les exportations horlogères » suisses, a-t-il complété. Sur les deux premiers mois de 2021, les envois de l'industrie des montres helvétique, un indicateur clé de cette branche, ont baissé de 5,9% à 3,19 milliards de francs. Nick Hayek a en outre souligné que les produits des marques Omega et Blancpain notamment, étaient très demandés. « Il y a de longues listes d'attentes. »


Revenir au niveau de 2019

Revenant sur les différents marchés, le directeur général a aussi déclaré qu'outre la Chine continentale, Macao, la Russie et la Corée du Sud se démarquaient positivement. « Nous constatons aussi une croissance à deux chiffres aux Etats-Unis », a-t-il illustré. « Nous voulons nous rapprocher le plus des ventes de 2019 », a également affirmé le dirigeant, tout en ajoutant qu'il était encore trop tôt pour dire si cela sera possible. « Nous sommes juste en mars mais c'est notre objectif », a-t-il rappelé. Lors de la publication des résultats annuels en janvier, le propriétaire de Tissot a en effet indiqué viser pour 2021 un chiffres d'affaires s'approchant de 2019 tandis que les marges devraient être « nettement » supérieures. Les analystes de Vontobel et de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) notamment avaient qualifié ces objectifs de « très optimistes ».


Premier déficit annuel

Affectées par la fermeture des boutiques et l'absence de touristes en raison des mesures de restrictions pour endiguer la pandémie, les ventes du groupe biennois ont diminué de 32,1% à 5,6 milliards de francs en 2020, un repli de 28,7% hors effets de change. Au niveau de la rentabilité, la perte nette s'est inscrite à 53 millions de francs, contre un bénéfice net de 748 millions il y a un an. C'est la première fois depuis la création du groupe au début des années 1980 qu'un déficit annuel est enregistré.


Rémunération revue à la baisse

Notons encore que Nick Hayek a vu sa rémunération baisser à 4,58 millions de francs en 2020. En 2019, ce montant s'était établi à 6,25 millions de francs. Les membres de la direction générale dans leur ensemble ont reçu 23,3 millions de francs, après 28,4 millions l'année d'avant. La rémunération du conseil d'administration a également diminué à 3,76 millions contre 4,81 millions. La présidente de l'organe de surveillance Nayla Hayek a pour sa part perçu 3,04 millions tandis qu'en 2019, elle avait pu empocher 3,97 millions. /ats-oza


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