Un scrutin inédit à Moutier le 13 février 2022

Les Prévôtois choisiront entre 4'300 électeurs pour occuper les 13 sièges vacants au Conseil ...
Un scrutin inédit à Moutier le 13 février 2022

Les Prévôtois choisiront entre 4'300 électeurs pour occuper les 13 sièges vacants au Conseil de ville depuis la démission d’élus anti-séparatistes

Qui occupera les sièges vacants au Conseil de ville de Moutier ? Les jeux sont ouverts !  (Photo : archives). Qui occupera les sièges vacants au Conseil de ville de Moutier ? Les jeux sont ouverts !  (Photo : archives).

Moutier s’apprête à vivre un moment démocratique particulier et inédit. Les Prévôtois sont appelés à compléter leur Conseil de ville après la démission de 13 élus anti-séparatistes cet été. Ils le feront le 13 février prochain, lors d’une élection complémentaire libre, sans dépôt de listes. Le vote se fera au système majoritaire à un seul tour. Chacun des 4'300 ayants droit de Moutier peut ainsi voir son nom être déposé dans l’urne ! Ce dispositif électoral en pareille situation est prévu par le règlement communal.

Explications du Chancelier municipal Christian Vaquin :

Il n’y aura pas de véritable campagne dans les semaines à venir. Contactés, les cinq partis de l’Entente jurassienne sont unanimes : ils n’entendent pas profiter de l’élection libre pour mettre en avant leurs membres ou sympathisants, et tenter ainsi de gonfler leurs rangs. « Ces 13 sièges appartiennent aux personnes qui ont voté pour l’UDC, le PLR et le PSJB », nous confie, par exemple, la présidente du RPJ Chantal Mérillat. « Rafler ces sièges, ce serait biaiser la représentation », affirme le PCSI Julien Berthold. « Nous avons aujourd’hui une représentation qui correspond à ce que la population a voulu en 2018. Pas question d’élire des PSA déguisés », dit encore le président des socialistes autonomes Pierre Sauvain.

Le son de cloche est en revanche différent au Groupe Interface. « On a du potentiel avec l’affaire jurassienne qui est derrière nous. L’objectif est de renforcer notre présence pour accéder aux commissions », affirme le président Manuel Gsteiger. Interface indique ne pas avoir encore de stratégie pour cette élection libre. Une présence sur les réseaux sociaux est évoquée. Enfin, du côté de « Moutier à venir », l’unique élu Francis Pellaton – anti-séparatiste – est clair : « Nous n’entreprendrons rien pour février. Je siègerai jusqu’au bout de la législature et notre mouvement disparaîtra ».

Elections libres en février, élections générales en novembre, soit neuf mois plus tard : l’équipe qui sera complétée cet hiver n’aura en tout cas guère loisir de créer des automatismes avant que tout ne soit remis à plat. /rch


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