Beaucoup moins de candidats aux élections de Moutier

Les élections municipales du 27 novembre à Moutier sont marquées par un recul des candidatures ...
Beaucoup moins de candidats aux élections de Moutier

Les élections municipales du 27 novembre à Moutier sont marquées par un recul des candidatures. La chute atteint 27,5% au Conseil de ville, 35,5% au Conseil municipal

L'Hôtel de ville de Moutier suscite moins de convoitise cette année. (Photo : Georges Henz). L'Hôtel de ville de Moutier suscite moins de convoitise cette année. (Photo : Georges Henz).

Les listes pour le Conseil municipal et le Conseil de ville de Moutier sont désormais connues en vue des élections du 27 novembre à Moutier. Le vote sur l'appartenance cantonale est désormais derrière, Moutier sera jurassienne, et d'aucuns s'attendaient donc à une certaine redistribution des cartes. Force est de constater qu'il est trop tôt, peut-être en raison du processus de transfert toujours en cours. Au Conseil de ville, les cinq partis de l'Entente jurassienne seront bien entendu de la partie avec des listes bien garnies même si moins que d'habitude pour certaines : le Parti socialiste autonome, Le Centre, le Parti chrétien-social indépendant, le Ralliement des Prévôtois jurassiens et les jeunes du Rauraque n'auront pas pu - ou voulu ? - proposer de listes présentant 41 noms différents. Ces formations devraient être apparentées comme toujours. A elles cinq, elles pesaient déjà 60% des élus du législatif, et cela avant que 13 des 14 élus antiséparatistes ne démissionnent en juin 2021.


Des listes qui disparaissent, peu qui se forment

Le Conseil de ville devrait donc resté teinté des couleurs autonomistes pour les cinq prochaines années, d'autant plus que très peu d'autres listes ont été déposées. L'UDC, le PLR et le PS]B ont disparu des travées. Nouvelle formation, les Jeunes progressistes de gauche proposent seulement deux candidats. Le parti Moutier A Venir en apporte dix. Enfin le restaurateur Patrick Muster, candidat fantasque des élections libres du début d'année, repart aussi en campagne, seul sur une liste intitulée Osez Moutier. En somme, peu de surprises, et évidemment moins de choix pour les électeurs. Celles et ceux qui attendaient une petite révolution seront sans doute déçus. C'est en tout cas déjà le cas du groupe Interface, présent depuis 12 ans au Conseil de ville, neutre sur le plan de la Question jurassienne, et qui a annoncé tout récemment qu'il ne présenterait pas de candidats dans ce contexte. Le nombre de candidats, justement, passe de 189 en 2018 à 137 cette année. Une chute de 27,5%.


Petite surprise à l'exécutif

Même réalité à l'exécutif avec un recul des candidatures encore plus marqué: -37,5%. Mais tout de même une petite surprise : l'UDC maintient sa liste avec notamment ses deux sortants Marc Tobler et Suzanne Kohler. Reste à voir dans quelle mesure leur électorat traditionnellement antiséparatiste se rendra aux urnes. Parmi les autres sortants, deux ne se représentent pas cette année : le libéral-radical Jean-Jacques Clémençon et la centriste Claire-Lise Coste. De quoi entrevoir une certaine refonte du Conseil municipal. Au total, 26 candidates et candidats se disputeront les huit sièges à repourvoir. Les listes complètes sont à consulter sur le site de la commune. /oza


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