Une première dans le Jura pour poursuivre le crime organisé

Une équipe commune d’enquête a été mise sur pied entre la France et les autorités jurassiennes ...
Une première dans le Jura pour poursuivre le crime organisé

Une équipe commune d’enquête a été mise sur pied entre la France et les autorités jurassiennes et neuchâteloises pour parvenir à l’arrestation de suspects dans les brigandages à Bassecourt et au Locle

Le Ministère public a participé de près à l'opération policière du 10 octobre. Le Ministère public a participé de près à l'opération policière du 10 octobre.

Le Ministère public jurassien sort de son silence ce mardi après l’arrestation de suspects lors de deux brigandages. On vous l’annonçait samedi, une vaste opération policière a été menée à travers toute la France pour appréhender une bande organisée qui avait aussi agi au Locle. Dans un communiqué de presse, le procureur général précise que six personnes ont été inculpées par les autorités françaises et placées en détention : 5 hommes et une femme, âgés de 23 à 51 ans. Lors des perquisitions, plusieurs voitures, trois armes volées, une balise et des produits stupéfiants ont été saisis. L’intervention du lundi 10 octobre a mobilisé 60 enquêteurs français, ainsi que quelques inspecteurs jurassiens et neuchâtelois. Une mission rendue possible grâce à la création d’une équipe commune d’enquête, une première dans le Jura. Cet outil, peu connu jusqu’à présent, n’est « utilisé que pour des phénomènes de grande ampleur », relève Nicolas Theurillat. Le procureur général explique que ce procédé permet d’unir les forces entre deux états membres de l’Union européenne ou signataires des accords européens pour enquêter sur une même affaire. Un accord a donc été signé entre les autorités françaises, jurassiennes et neuchâteloises, stipulant les différents actes d’enquête qui pourraient être entrepris autant sur sol helvétique que sur sol français. Sans cette équipe commune d’enquête, « on aurait dû passer par des commissions rogatoires internationales », rappelle Nicolas Theurillat.

Le procureur général Nicolas Theurillat relève « l’excellente coopération transfrontalière », qui « démontre l’efficience de la poursuite pénale d’actes criminels commis sur territoire helvétique par des citoyens étrangers ». Les prévenus seront donc jugés en France pour les faits commis en Suisse. Le Ministère public jurassien a délégué la poursuite aux autorités françaises. /comm-ncp


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